La Chine a appelé ce lundi 5 décembre, l’Inde à « ne rien faire pour compliquer son différend frontalier« , après la visite du Karmapa Lama (successeur du Dalaï-lama), dans la région frontalière contrôlée par l’Inde mais revendiquée par la Chine.

Le Karmapa Lama, 3ème personnalité la plus importante du bouddhisme tibétain, a fui en Inde en 2000. Ce dirigeant religieux s’est rendu la semaine dernière à Tawang, dans l’État indien d’Arunachal Pradesh, dans l’extrême est de l’Himalaya.

L’Arunachal Pradesh est situé au nord-est de l’Inde, dont la partie septentrionale est revendiquée par la Chine comme faisant partie de la Région autonome du Tibet.  Sa ville historique Tawang, un site clé pour le bouddhisme tibétain, a été brièvement occupé par les forces chinoises lors d’une guerre de 1962.

Pour le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Lu Kang, a déclaré que « l’Inde était claire sur la position de la Chine sur l’extrémité orientale de leur frontière ». Raison pour laquelle, le gouvernement espère que « le côté indien peut respecter le consensus pertinent des deux parties, et ne pas prendre toutes les mesures qui peuvent compliquer la question de la frontière ».

« Le maintien de la paix et de la stabilité à la frontière et le développement sain des relations étaient dans l’intérêt des deux parties » a jouté ce dernier. En effet, Narendra Modi, premier ministre indien, et Xi Jinping, président chinois se sont accordés l’an dernier sur la nécessité d’un dialogue serein sur les questions frontalières.

De son côté, le Karmapa Lama a souhaité « une véritable autonomie pour sa patrie », d’après l’agence de presse, Reuters.