La Chine est parvenue le 8 octobre à faire voter une résolution lors de la 48e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, sur «les effets négatifs de l’héritage du colonialisme sur l’exercice effectif des droits de l’homme».

La résolution, qui était également proposée par le Venezuela et le Sri Lanka, a été adoptée avec 27 voix en sa faveur, tandis que 20 autres pays se sont abstenus, dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Aucun des 47 États membres du Conseil n’a voté contre la résolution.

Le texte atteste que «l’héritage du colonialisme, dans toutes ses manifestations, telles que l’exploitation économique, les inégalités au sein des États et entre eux, le racisme systémique, les violations des droits des peuples autochtones, les formes contemporaines d’esclavage et les atteintes au patrimoine culturel, a des effets négatifs sur l’exercice effectif de tous les droits de l’homme».

La résolution aussi qu‘«il est de la plus haute importance d’éliminer le colonialisme et de s’attaquer aux effets négatifs qu’a l’héritage du colonialisme sur l’exercice des droits de l’homme» et appelle les États membres et les organismes compétents des Nations unies à «prendre des mesures concrètes» pour y remédier.

Il y est également décidé de convoquer une réunion à ce sujet d’ici 2022, afin de recenser les difficultés à surmonter et de débattre de la marche à suivre. Les résultats de ces réunions devront devant être suivi d’un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Le texte n’a pas de conséquences concrètes, mais il est le signe de l’engagement croissant de la Chine au sein du Conseil des droits de l’homme, la plus haute instance de l’ONU dans ce domaine, selon certains médias chinois.

Lors d’un point presse le 11 octobre, Zhao Lijian, porte-parole de la diplomatie chinoise, a indiqué que « la résolution souligne l’importance d’éliminer toute forme de colonialisme et de s’attaquer aux effets négatifs de l’héritage du colonialisme sur les droits de l’homme. Les représentants de la Russie, du Pakistan, des Philippines, de l’Érythrée, du Venezuela, de Cuba, de la Bolivie et d’autres pays ont salué le projet de résolution soumis par la Chine dans leurs déclarations, indiquant que le colonialisme nie les droits de l’homme fondamentaux, viole la Charte des Nations Unies, et entrave la paix et le développement du monde, et que le Conseil des droits de l’homme devrait travailler sur l’héritage du colonialisme », a expliqué le porte-parole.

« À l’heure actuelle, l’héritage du colonialisme sous diverses formes affecte toujours la paix et le développement du monde, et a des impacts négatifs graves sur l’exercice des droits de l’homme », a expliqué Zhao Lijian.

Ce dernier a indiqué que le Conseil des droits de l’homme, en tant qu’organe de l’ONU chargé de promouvoir et de protéger les droits de l’homme, « doit prêter une attention à cette question et en discuter. Et les pays concernés doivent mettre en œuvre effectivement les exigences de la résolution, prendre des mesures pour éliminer les effets négatifs de l’héritage du colonialisme, promouvoir et protéger les droits de l’homme dans leurs propres pays et favoriser le développement sain de la cause internationale des droits de l’homme ».