La Chine a fourni plus de 700 millions de doses et de concentrés de vaccins au monde, dont 350 millions de doses de vaccins aux co-parrains de l’Initiative pour le partenariat de « la Ceinture et la Route » sur la coopération vaccinale contre la COVID-19.

DON MASSIFS DE VACCINS CONTRE LE COVID-19

Selon le mécanisme conjoint de prévention et de contrôle de la COVID-19 du Conseil des Affaires d’Etat, la Chine a exporté et a donné plus de vaccins contre la Covid-19 dans le cadre d’aide extérieure que tous les autres pays réunis.

Vaccin de la société Sinopharm

«La Chine prône toujours l’approfondissement de la coopération internationale en matière de vaccins, veille à assurer l’accessibilité physique et économique des vaccins dans les pays en développement, et œuvre pour faire du vaccin un bien public mondial», a attesté le CIIE.

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De plus, la Chine a livré 350 millions de doses de vaccins aux co-parrains de l’Initiative pour le partenariat de « la Ceinture et la Route » sur la coopération vaccinale contre la COVID-19, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ce dernier  a indiqué dans un communiqué de presse que le conseiller d’Etat et ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, avait présidé la Conférence de haut niveau de l’Asie-Pacifique sur la coopération de « la Ceinture et la Route » en juin cette année.

Durant la réunion, la Chine et 28 pays ont conjointement lancé cette initiative, appelant à une coopération renforcée sur l’aide, l’exportation et la production conjointe en matière de vaccins.

«La Chine a activement appliqué l’initiative et atteint des accords de coopération avec les co-parrains sur un total de 775 millions de doses de vaccins et concentrés de vaccin, dont 350 millions ont été livrés», a indiqué le porte-parole.

De plus, des entreprises chinoises ont commencé la production conjointe avec quatre co-parrains et mènent des discussions avec d’autres pays intéressés, selon le porte-parole.

La Chine est disposée à poursuivre les efforts avec les partenaires de « la Ceinture et la Route » pour promouvoir la distribution équitable de vaccins à l’échelle mondiale et améliorer l’accessibilité des vaccins et les rendre plus abordables dans les pays de « la Ceinture et la Route » et dans d’autres pays en développement, a ajouté Zhao Li jian, porte-parole de la diplomatie chinoise.

LE PLAN DE L’OMS SUR L’ORIGINE DE LA COVID-19 EST POLITISE

Ces déclarations interviennent au moment où la Chine atteste que le plan de travail de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la deuxième phase de l’enquête sur les origines de la COVID-19 est «politisé et manque d’esprit de coopération».

Un porte-parole de l’ambassade de Chine au Royaume-Uni a estimé que ce plan « était fortement perturbé par la politisation et constituait un document ayant perdu de vue les principes scientifiques et manquant d’esprit de coopération ».

« Ce plan de travail listait encore l’hypothèse selon laquelle ‘une violation chinoise des protocoles de laboratoire a provoqué la fuite du virus’ comme priorité de recherche », alors que le rapport de la mission conjointe OMS-Chine concluait clairement que la fuite du laboratoire est extrêmement improbable » et qu’il existe un large consensus dans la communauté scientifique internationale sur ce point, a-t-il précisé.

« On ne peut s’empêcher de penser que ce plan de travail est fait pour faire écho à la ‘théorie de la fuite de laboratoire’ défendue par certains pays comme les Etats-Unis. Et le manque de transparence dans le processus de rédaction a également ajouté au soupçon qu’il est le produit d’une manipulation politique », a dénoncé le porte-parole.

Ce plan de travail, proposé unilatéralement par le secrétariat de l’OMS, est selon lui «incompatible avec les exigences de la résolution de la 73e Assemblée mondiale de la santé, qui stipule clairement que le secrétaire général de l’OMS continuera à travailler en étroite collaboration avec les États membres pour identifier la source zoonotique du virus et la voie d’introduction dans la population humaine».

La Chine souhaite que «la formulation du plan de travail pour la prochaine phase de recherche des origines doit être dirigée par les États membres de l’OMS, et que cette dernière doit parvenir à un consensus avec eux après une consultation complète».

«L’étude des origines est une question scientifique sérieuse qui nécessite la coopération des scientifiques du monde entier», a-t-il ajouté.

« Nous espérons que l’OMS pourra adhérer à l’esprit de la science, du professionnalisme et de l’objectivité, et sera en mesure de travailler avec la communauté internationale pour défendre conjointement l’intégrité scientifique de l’étude des origines, résister à la politisation et préserver l’atmosphère saine de la coopération anti-épidémique mondiale », a assuré le porte-parole de l’ambassade de Chine au Royaume-Uni.