La Chine a accepté que la Haute commissaire des Nations unies aux droits de l’homme se rende dans la région du Xinjiang au cours du premier semestre 2022, après les Jeux olympiques de Pékin, une visite que doit garantir « un accès significatif et sans entrave », a précisé le porte-parole de Michelle Bachelet.

Le South China Morning Post avait annoncé dès le 27 janvier, citant des sources non identifiées, que la Chine avait donné son feu vert à la visite.

« Il est important qu’une telle visite soit significative, avec un accès non supervisé à un large éventail d’acteurs de la société civile et de lieux, ainsi qu’un engagement de haut niveau avec les responsables gouvernementaux. Comme l’a dit la Haute Commissaire, un accès significatif et sans entrave à la région du Xinjiang est crucial », a déclaré le porte-parole de Michelle Bachelet, Rupert Colville, dans une réponse par courriel à Reuters.

Des pays occidentaux et des ONG accusent la Chine de « génocide » contre les Ouïghours et d’autres communautés musulmanes dans le Xinjiang. La Chine rejette ces accusations et dit mener une politique nécessaire pour combattre l’extrémisme religieux. Le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme négocie depuis septembre 2018 les conditions d’une visite de Michelle Bachelet dans le Xinjiang.

Lire aussi : Michelle Bachelet espère se rendre dans le Xinjiang cette année

Le ministère chinois des Affaires étrangères n’a fait aucun commentaire pour le moment. Selon les sources citées par le South China Morning Post, la visite de Michelle Bachelet a été autorisée après les JO de Pékin, organisés du 4 au 20 février, à condition qu’elle soit « amicale » et ne masque pas une enquête.