jeudi, juin 20

La Chine accusée de «harcèlement militaire» par Taïwan

Taïwan a exhorté le 29 août la Chine à cesser son «harcèlement militaire» qui risque de nuire à la sécurité régionale. Selon le ministère taiwanais, la Chine a déployé 24 appareils, dont des avions de combat, des bombardiers et des drones, ainsi que cinq navires de guerre près de Taïwan.

Taïwan a exhorté mardi 29 août la Chine à cesser son «harcèlement militaire» qui risque de nuire à la sécurité régionale, en affirmant que 24 appareils de guerre chinois avaient été détectés près de l’île.

«Le harcèlement militaire continu de l’Armée populaire de libération dans la région pourrait conduire à une forte escalade des tensions et à une aggravation (de l’état) de la sécurité régionale», a déclaré le ministère taiwanais de la Défense dans un communiqué.

«Nous exhortons Pékin à prendre ses responsabilités et à cesser immédiatement toutes les actions unilatérales qui compromettent la stabilité régionale», a-t-il ajouté.

24 appareils déployés

Selon le ministère, la Chine continentale a déployé 24 appareils, dont des avions de combat, des bombardiers et des drones, ainsi que cinq navires de guerre près de Taïwan, qu’il a décrit comme étant une «patrouille de combat conjointe» depuis 9 heures, heure locale.

La moitié des appareils de guerre chinois a traversé la ligne médiane du détroit de Taïwan ou est entrée dans la zone d’identification de défense aérienne (ADIZ) du sud-ouest de l’île autonome, a précisé le ministère, ajoutant que Taipei utilisait ses propres appareils, navires et systèmes de missiles terrestres pour les surveiller.

Les relations entre Pékin et Taipei se sont envenimées depuis l’arrivée au pouvoir en 2016 de la dirigeante Tsai Ing-wen, qui refuse d’amender le Consensus de 992 et son principe d' »une seule Chine ». La Chine considère Taïwan comme une de ses provinces dont elle veut le retour dans son giron, par la force si nécessaire bien que privilégiant une voie pacifique.

Hausse des incursions aériennes chinoises

Taipei a connu une augmentation des incursions aériennes chinoises depuis que la visite de Tsai en Eswatini (ex-Swaziland), seul pays africain à reconnaître diplomatiquement l’île plutôt que Pékin, a été annoncée le 25 août.

Le 26 août, le ministère de la Défense de Taïwan avait déclaré avoir détecté au cours des 24 heures précédentes, 32 avions et 9 navires de guerre chinois autour de l’île.

La hausse de ces incursions intervient après l’autorisation des États-Unis de la vente à Taïwan d’équipements de détection avancés pour avions de combat qui, selon eux, pourraient aider Taiwan à «maintenir une capacité défensive crédible». Le 28 août, un drone chinois BZK-005 a fait le tour de l’île, selon le ministère de la Défense.

En avril, la Chine avait conduit des exercices militaires pour simuler l’encerclement de l’île après la rencontre de Tsai avec le président de la Chambre des représentants des États-Unis, Kevin McCarthy, en Californie.

La Chine a également organisé des exercices militaires au début du mois après le retour du vice-président taïwanais Lai Ching-te d’une visite au Paraguay, comprenant deux escales américaines, et a interdit les importations de mangues en provenance de Taiwan.

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