La Chine est en passe de devenir la plus grande puissance maritime au monde, en raison du nombre grandissant de liaisons maritimes établies avec d’autres continents. La Chine va aussi étendre également d’innombrables bases étrangères.

«Il y a quatre décennies, la Chine était une puissance continentale repliée sur elle-même. Toutefois, cette situation a évolué lorsque le pays s’est tourné vers la mer. Actuellement, sept des dix plus grands ports à conteneurs du monde se trouvent en Chine», a écrit le magazine The Economist.

Les entreprises chinoises ont contribué à la construction ou à l’agrandissement de 42 ports dans 34 pays, en 2018. Ces opérations ont souvent lieu dans le cadre de l’initiative La Ceinture et la Route. De plus, les opérateurs chinois ont des participations majoritaires dans de nombreux ports étrangers, allant d’Abou Dhabi (Emirat Arabe) à Zeebrugge (Belgique).

«La Chine n’est confrontée à aucune menace sérieuse d’invasion terrestre», a écrit The Economist, relayé par Express Business. En effet, depuis la Chine antique, la richesse nationale de l’Empire est concentrée dans les zones côtières.

La marine chinoise est la plus importante d’Asie, et est chargée de défendre toutes les richesses de la côte, mais également de protéger les routes de navigation qui transportent 85% du volume des échanges commerciaux du pays, ainsi que des importations vitales d’énergie.

Cependant, certains pays étrangers s’inquiètent du développement maritime de la Chine, et pointent du doigt les investissements chinois, apparemment commerciaux, dans les ports situés autour de l’océan Indien et du Pacifique Sud.

«Nous ne sommes pas et, dans notre histoire, n’avons jamais été un pays agressif», ont déclaré des stratèges militaires chinois. «Notre seule erreur a été de devenir assez grand pour effrayer l’Occident. La Chine se défendra si elle elle attaquée», ont assuré ce derniers.

Pour Hu Bo, stratège à l’Université de Beijing, la Chine pourrait avoir besoin de deux bases militaires étrangères outre-mer entre Djibouti et la mer de Chine méridionale, car «en cas de guerre, la distance jusqu’à Djibouti est trop grande».

«La Chine a de plus en plus d’énormes intérêts à l’étranger. Cela offre des pistes de coopération avec d’autres pays, mais cela présente également des vulnérabilités», a écrit The Economist.