Les autorités iraniennes et chinoises ont signé le 7 mars un contrat de 700 millions de dollars (574 M€) pour la construction d’une ligne de chemin de fer permettant de relier le port de Bouchehr au reste du réseau ferroviaire iranien.

Cet accord a été signé à Téhéran en présence du ministre des Transports iranien, Abbas Akhoundi, entre l’Etat iranien et la compagnie chinoise Sinoconst (China Machinery Industry Construction Group).

Sinoconst devra réaliser une voie ferrée de 450 km entre Bouchehr, le grand port iranien de l’intérieur du Golfe, et Shiraz, ville du sud de l’Iran reliée par le train à Téhéran, a indiqué l’agence officielle iranienne Irna.

Aucun détail n’a été révélé quand au début des travaux, mais ce tronçon va compléter le « corridor ferroviaire nord-sud », faisant de l’Iran une plaque tournante pour le transport de marchandises entre d’un côté, les pays du Golfe et du sous-continent indien, et de l’autre, la Russie et les pays d’Asie centrale.

A l’heure actuelle, les marchandises qui sont débarquées à Bouchehr, le deuxième port iranien après Bandar-Abbas (sur le Golfe) doivent transiter par la route. Raison pour laquelle, le gouvernement iranien travaille sur sept projets de construction de près 2 300 kilomètres de chemin de fer.

La Chine est le premier partenaire économique et commercial de l’Iran. D’ailleurs en septembre 2017, Beijing a accordé des lignes de crédit pour un total de 10 milliards de dollars (8,2 milliards d’euros) à cinq banques iraniennes pour le financement de projets d’infrastructures.