Le gouvernement chinois a annoncé que sa coopération avec le Venezuela sur les massives créances de Caracas « se déroule normalement« , après l’annonce du défaut de paiement partiel du pays par l’agence de notation S&P Global Ratings.

Le Venezuela subit la chute des cours du pétrole et est miné par une dette extérieure estimée à 150 milliards de dollars (133,5 milliards d’euros), dont 28 milliards (25mds €) sont dus à la Chine et 8 milliards (7,12 mds €) à la Russie. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a indiqué que des négociations sont en cours avec ses deux principaux créanciers et alliés : Beijing et Moscou.

« La coopération sino-vénézuélienne en matière de financement se déroule normalement », a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère des affaires étrangères. Ce dernier a indiqué que « nous pensons également que le gouvernement et le peuple vénézuéliens ont la capacité de résoudre le problème de dette de leur pays ».

Toutefois, l’économiste vénézuélien Orlando Ochoa a indiqué à l’Agence France Presse que « le Venezuela se trouve paradoxalement au bord d’un précipice financier, quand bien même il dispose des ressources (pétrolières) pour mener un changement d’orientation économique qui lui permettrait de mettre sur pied un plan de redressement ».

Le Venezuela veut restructurer sa dette extérieure, malgré cela l’agence de notation américaine S&P a déclaré le Venezuela « en défaut partiel » sur sa dette. L’agence a indiqué que le pays ne pourrait pas rembourser les 200 millions de dollars (178 millions d’euros).

En juin, Mathieu Arès a expliqué sur SputnikNews que « la Chine devient de plus en plus l’acteur principal sur le plan économique dans la région. Ceci dit, les Chinois sont très soucieux de ne pas froisser les États-Unis […] ».

Raison pour laquelle, le pays « fait très attention par exemple sur le plan militaire, la coopération est très limitée. Sur le plan politique, ils préfèrent les gouvernements stables aux gouvernements instables, c’est-à-dire essentiellement ceux qui ont des transitions démocratiques, le Brésil, le Chili, l’Équateur ».

Le professeur à l’école de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke de Montréal, a estimé que « le Venezuela est un cas particulier, parce que c’est là où la Chine a prêté le plus […]. Mais c’était très contractuel, sous forme de remboursement de pétrole brut ».