La Chine et la Thaïlande ont entamé le 14 août des manœuvres militaires conjointes dans le nord-est de la Thaïlande, les premières après une longue interruption due au Covid, a annoncé l’armée thaïlandaise.

Les manoeuvres « Attaque du Faucon » interviennent après les plus importantes manoeuvres chinoises jamais menées autour de Taïwan, en réponse à la visite de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi dans cette île dont la Chine revendique la souveraineté.

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Les manoeuvres conjointes avec la Thaïlande avaient lieu chaque année depuis 2015 jusqu’à l’arrivée du Covid-19. Celles de cet été se tiendront du 14 au 25 août, a déclaré le chef de l’aviation thaïlandaise Prapas Sornchaidee.

La Chine a envoyé des avions de chasse, des bombardiers et des avions d’alerte précoces, avait annoncé le ministère chinois de la Défense, et les exercices comprendront de l’entraînement pour « un soutien aérien, des frappes aériennes sur des cibles au sol, et le déploiement de troupes plus ou moins nombreuses ».

Washington se dit inquiet face à la présence accrue de la Chine dans la région, et a lancé de son côté avec le Japon et la Corée du sud des manoeuvres conjointes en Indonésie.

La Thaïlande cherche depuis plusieurs années à renforcer ses liens militaires avec la Chine. Elle a été parmi les premiers pays à acheter du matériel militaire chinois, suite à un accord signé en 2017.

L’exercice Falcon Strike a au lieu à la base aérienne royale thaïlandaise d’Udon, dans le nord de la Thaïlande, près de la frontière avec le Laos. Des avions de combat thaïlandais et des avions aéroportés d’alerte précoce des deux pays y ont participé.

La formation a comprit des exercices de soutien aérien, des frappes sur des cibles au sol et le déploiement de troupes à petite et à grande échelle, a déclaré le ministère chinois de la Défense dans un communiqué publié sur son site Web.

L’expansion des activités militaires de la Chine dans la région Asie-Pacifique a ravivé les tensions avec les États-Unis et ses alliés, et fait partie d’une rivalité stratégique et économique croissante entre les deux plus grandes puissance économique et militaire du monde.

Le ministère chinois de la Défense a expliqué que cet exercice vise «à renforcer la confiance mutuelle et l’amitié entre les forces aériennes des deux pays» et «à promouvoir le développement continu du partenariat de coopération stratégique» entre la Thaïlande et la Chine.

«Comme la Thaïlande a adopté des méthodes d’entraînement occidentales, ce type d’exercices peuvent aider la Chine à mieux comprendre les performances de l’équipement et les tactiques de l’armement occidental», a commenté un analyste militaire dans les colonnes du Global Times.

Il a également indiqué que la RTAF «a l’occasion de mesurer les changements qu’a connus la composante aérienne de l’APL ces dernières années» et «de nourrir sa réflexion en vue de faire de nouveaux choix pour ses futurs besoins capacitaires».