Le ministère chinois des Affaires étrangères a informé l’ambassade des Etats-Unis en Chine de sa décision de retirer son consentement pour l’établissement et le fonctionnement du consulat général des Etats-Unis à Chengdu.

La Chine réplique ainsi aux Etats-Unis trois jours après la décision de Washington de fermer le consulat de Chine à Houston sur des accusations d’espionnage.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a également émis des exigences spécifiques sur l’arrêt de toutes les opérations et activités du consulat général, a indiqué un communiqué publié par le ministère.

Le 21 juillet, les Etats-Unis ont lancé une provocation unilatérale en exigeant brusquement la fermeture du consulat général de la Chine à Houston, a rappelé le communiqué.

La tension entre la Chine et les Etats-Unis, déjà alimentée par les différends commerciaux et les accusations mutuelles sur l’origine du Covid-19, est montée d’un cran ces dernières semaines avec le vote de la Chine d’une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.

Washington dénonce cette loi, qui remet en cause l’autonomie de Hong Kong, et a pris des mesures de représailles économiques contre la région autonome chinoise. La Chine a dénoncé une ingérence dans ses affaires intérieures.

« L’action des Etats-Unis a gravement violé le droit international, les normes fondamentales des relations internationales, et les termes de l’accord consulaire entre la Chine et les Etats-Unis. Elle a gravement porté atteinte aux relations sino-américaines », a indiqué le communiqué.

« La mesure prise par la Chine constitue une réponse légitime et nécessaire à l’acte injustifié des Etats-Unis. Elle est conforme au droit international, aux normes fondamentales des relations internationales et aux pratiques diplomatiques habituelles », a indiqué le ministère.

« La situation actuelle des relations sino-américaines n’est pas ce que la Chine veut voir, et les Etats-Unis sont responsables de toute cette situation. Nous exhortons une nouvelle fois les Etats-Unis à retirer immédiatement sa mauvaise décision et à créer des conditions nécessaires pour ramener les relations bilatérales sur la bonne voie », a ajouté le communiqué.