La Maison-Blanche a réaffirmé les priorités stratégiques du président Joe Biden : faire plier la Chine à long termet et contrer la Russie à court terme, afin de conserver la première place des puissances mondiales et être ainsi incontestée.

« Nous devons construire la coalition de nations la plus solide possible pour renforcer notre influence collective, à la fois pour façonner l’environnement stratégique mondial et pour faire face à ces menaces transnationales qui nécessitent une coopération pour réussir », a assuré Jake Sullivan, avant de se pencher sur le cas de la Chine.

Ce dernier a annoncé la volonté de son administration d’établir des règles dans des domaines critiques allant des technologies émergentes dans le cyberespace au commerce, dans le but que « l’ordre international continue de refléter nos valeurs et nos intérêts ».

« L’ère de l’après-guerre froide est finie. La compétition entre grandes puissances a commencé pour déterminer ce qui lui succède », a déclaré le principal conseiller diplomatique du président, Jake Sullivan, en présentant la « stratégie de sécurité nationale » de l’exécutif à l’Université Georgetown.

« Cette décennie décisive est donc essentielle à la fois pour définir les termes de la concurrence, en particulier avec la République Populaire de Chine, et pour anticiper des défis massifs qui, si nous perdons du temps dans cette décennie, nous ne pourrons pas suivre le rythme notamment de la crise climatique , mais aussi d’autres défis ».

Jake Sullivan a assuré que  » nous reconnaissons que dans l’espace géopolitique, la République Populaire de Chine représente le défi géopolitique le plus important de l’Amérique. Et même si cela se jouera dans l’Indo-Pacifique dans une large mesure, le défi a également des dimensions mondiales ».

Mais la stratégie précise également que nous évitons de voir le monde uniquement à travers le prisme de la concurrence stratégique. Et nous n’essaierons pas de diviser le monde en blocs rigides. Nous ne cherchons pas à faire basculer la concurrence dans l’affrontement ou une nouvelle guerre froide. Et nous n’engageons pas chaque pays comme un simple champ de bataille par procuration. Nous allons engager les pays selon leurs propres termes et poursuivre un programme affirmatif pour faire avancer les intérêts communs et promouvoir la stabilité et la prospérité.

La stratégie de sécurité nationale de l’administration Biden a donc été dévoilé dans un document de 48 pages qui traite une multitude de thèmes et tous les coins de la planète. « Le document identifie les principaux domaines prioritaires, il passe en revue les différentes lignes d’effort dont je viens de parler, puis il s’applique à la stratégie région par région dans le dernier chapitre afin que vous puissiez voir comment cela se passe dans chaque partie du monde », a expliqué Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden.

En introduction du document, le président américain Joe Biden signe une déclaration imprégnée de son optimisme coutumier : « Les États-Unis ont tout pour gagner la compétition du XXIe siècle. »

A la suite de cette présentation, Jake Sullivan a répondu à plusieurs questions, notamment sur le commerce avec la Chine. Ce dernier a indiqué que le représentant américain au commerce est en train d’examiner les lignes de tarifs, leurs impacts, « puis de rechercher des moyens par lesquels les États-Unis peuvent aborder plus efficacement notre politique commerciale avec la Chine pour s’assurer que nous atteignons les priorités stratégiques que le président a définies, à savoir la base industrielle et d’innovation américaine la plus solide possible et des conditions de concurrence équitables pour les travailleurs américains ».