Wang Yi, ministre Affaires étrangères de la Chine, le développement socio-économique au Xinjiang et au Tibet constitue un «exemple éclatant» des progrès de la Chine en matière de droits de l’Homme.

Ministre des affaires étrangères, Wang Yi

Ce dernier intervient dans un contexte de critiques croissantes de pays occidentaux, États-Unis en tête, vis-à-vis du traitement par la Chine de la minorité musulmane des Ouïghours dans la région du Xinjiang (nord-ouest de la Chine).

Le ministre Wang Yi s’exprimait quelques heures avant son intervention devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, qui a eu lieu en ligne le 22 février.

Selon des ONG occidentales et des études d’instituts américains et australiens, près d’un million de ouïghours ont été internés dans des « camps » du Xinjiang et certains soumis à du « travail forcé » ou à des « stérilisations forcées ».

La Chine dément catégoriquement ces accusations et affirme que les « camps » sont des « centres de formation professionnelle » destinés à éloigner la population de l’extrémisme religieux et du séparatisme, après de nombreux attentats meurtriers commis contre des civils par des ouïghours.

«Nous pensons que les droits à la subsistance et au développement sont des droits de l’homme fondamentaux d’une importance primordiale», a déclaré Wang Yi pendant d’un forum à Pékin consacré aux relations sino-américaines.

«Nous avons éliminé l’extrême pauvreté pour la première fois […] Des endroits habités par des minorités ethniques, comme le Xinjiang et le Tibet, se sont révélés être des exemples éclatants des progrès de la Chine en matière de droits de l’homme».

Le département d’État américain a de son côté qualifié le traitement des Ouïghours de « génocide ». De son côté, le Parlement canadien vient de reconnaître un «génocide» contre les Ouïghours en Chine.

Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Wang Yi « partagera la philosophie, la pratique et l’expérience de la Chine en matière de protection des droits de l’homme », a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

La Chine est aussi accusée par des organisations internationales de défense des droits de l’homme de réprimer la religion, la culture et toute tentative de séparatisme au Tibet (sud-ouest de la Chine).

De son côté, le gouvernement chinois dit protéger la liberté de culte dans cette région et y avoir énormément investi pour la moderniser et y augmenter le niveau de vie.