La Chine a présenté sa toute nouvelle panoplie militaire. Le 16 mai dernier, Pékin a dévoilé le tout premier porte-drone semi-autonome du monde baptisé par les hauts dignitaires militaires le «Zhu Hai Yun».

Ce navire de 88m peut transporter, contrôler, récupérer environ 50 drones autonomes aux fonctions diverses volant autour de l’embarcation. Certains de ces drones peuvent se déplacer sous l’eau, tandis que d’autres sont des engins classiques pouvant assurer des missions de repérage.

D’après le South China Morning Post, la construction du navire a débuté en juillet 2021 dans le chantier naval de Huangpu Wenchong Shipyard, à Guangzhou en Chine. Il est conçu comme une plateforme automatisée permettant de mener des opérations multidimensionnelles, dans les airs, sur la surface de l’eau et en profondeur.

Le Zhu Hai Yun est en grande partie autonome, car il sera contrôlé à distance par la marine chinoise. Selon le constructeur, le navire devra être téléguidé jusqu’en haute mer, avant que la conduite autonome ne s’active, et ne puisse prendre le relai de façon efficace pour mener des opérations d’investigation, de recherche scientifique ou militaire.

Le porte-drone peut atteindre une vitesse légèrement supérieure à 35km par heure selon les médias chinois. La totalité des pièces du Zhu Hai Yun ont été conçues et fabriquées en Chine. IL devrait entrer en service d’ici la fin de l’année.

Selon Dake Chen, chercheur à l’Académie chinoise des sciences, interrogés par le quotidien South China Morning Post, « le Zhu Hai Yun est un navire intelligent d’une espèce marine nouvelle qui permettra de révolutionner l’exploration océanographique ».

Cependant, le constructeur évoque un possible usage militaire de l’engin sans fournir des explications détaillées sur l’ensemble des fonctionnalités du Zhu Hai Yun. L’unique indication spécifiée en matière de défense fait état de «capacité militaire d’intercepter et d’expulser des cibles invasives».