La fraude de thèse sera incluse dans les dossiers de crédit social en Chine pour réprimer les fautes académiques et cultiver des talents de haute qualité, selon une campagne de développement des talents lancée par le ministère chinois de l’Éducation (MOE).

Depuis la création de la République populaire de Chine, en 1949, plus de 10 millions d’étudiants de troisième cycle ont obtenu leur diplôme universitaire. Cette année, 3 millions d’étudiants de troisième cycle étudient sur des campus chinois, a déclaré Hong Dayong, fonctionnaire du ministère de l’Éducation chargé de la gestion des études supérieures. Mardi.

« Cependant, des problèmes tels que la gestion lâche de l’école et la fraude aux diplômes subsistent », a admit Hong Dayon au journal Global Times. En effet, depuis la polémique sur le vol de note et de thèse pas des étudiants, les médias ont commencé à se pencher sur cette nouvelle criminalité.

En effet, les études sont un processus long, coûteux et laborieux pour de nombreux enfants et parents, le vol de note et de thèse a suscité une vague de dénonciation et de critique de la part des jeunes.

D’autant plus qu’en Chine, le taux de retrait d’articles est le plus élevé sur le Science Citation Index (SCI) en 2020. Ainsi, plus de 10 000 articles d’auteurs chinois ont été retirés en juillet 2020, soit 44% des articles retirés dans le monde, suivi par les États-Unis avec un peu plus de 4 000.

Les collèges chinois sont de plus en plus stricts sur la révision des articles des étudiants de troisième cycle depuis 2019, après que Zhai Tianlin, un acteur chinois, a révélé qu’il avait plagié une thèse pour obtenir son doctorat à la Beijing Film Academy.

Le doctorat de Zhai Tianlin a été retiré après enquête et son admission à la Guanghua School of Management de l’Université de Pékin a également été révoquée. Son directeur de thèse, Chen Yi, a également été disqualifié pour avoir omis de s’acquitter de ses responsabilités de diriger les étudiants ou d’examiner leurs articles .

Ainsi tout étudiant ayant plagié une thèse fera l’objet d’une note dans le système de crédit social mit en place par le gouvernement – dans sa phase test – en 2018. Ce système national de réputation des citoyens et entreprises, attribue une note, échelonnée entre 350 et 950 points, dite « crédit social », fondée sur les données dont dispose le gouvernement à propos de leur statut économique, sociale et désormais universitaire.