« La réduction des concentrations de PM2,5 dans la région Beijing-Tianjin-Hebei, fait partie des plus grandes améliorations de la qualité de l’air jamais enregistrées dans le monde au cours des cinq à six dernières années », ont expliqué les rapporteurs de la Banque mondiale.

L’équipe de la Banque mondiale sur la gestion de la pollution et la santé environnementale a publié un rapport lors du Forum international 2020 de Beijing pour l’air propre et les actions en faveur du climat dans les villes.

Les rapporteurs ont constaté qu’il « est étonnant de constater que les concentrations de PM2,5 n’ont pas varié dans les villes chinoises de Shanghai, Beijing et Tianjin à la suite du confinement ».

D’après la BM, « le confinement n’a pas eu d’effet sur les niveaux de PM2,5 dans les villes chinoises. La moyenne mobile sur 7 jours des concentrations de PM2,5 est mesurées au sol avant, pendant et après le confinement à Shanghai, Tianjin et Beijing ».

Selon Jostein Nygard, spécialiste sur l’environnement de la Banque mondiale, a expliqué que « la gestion de la qualité de l’air des particules fines en provenance des processus industriels, des centrales électriques et des combustibles domestiques propres, des véhicules lourds, des voitures particulières et des sources industrielles de combustion, s’est avérée efficace ».

Ce dernier a souligné que pour les prochaines étapes, tout en continuant de se concentrer sur les mesures déjà mises en place, « il faudrait prêter plus d’attention aux sources secondaires des PM, allant de l’utilisation efficace des engrais au remplacement de l’urée, en passant par la gestion du fumier ».

De son côté, Zhang Dawei, directeur adjoint du Département de l’air du ministère chinois de l’Ecologie et de l’Environnement, a annoncé que la moyenne annuelle de la concentration des PM2,5 à Beijing avait chuté à 42 microgrammes par mètre cube en 2019, contre 89,5 microgrammes par mètre cube en 2013.

Cela représente une baisse de plus de 50%, tandis que la densité des émissions de carbone a baissé de 43% en 2019 par rapport au niveau de 2010.

Dans son discours prononcé lors du forum, Helena Molin Valdes, chef du secrétariat de la Coalition pour le climat et l’air propre du programme de l’ONU pour l’environnement, a indiqué que « la mise en place du Plan d’action sur la prévention et le contrôle de la pollution de l’air par la Chine depuis son lancement en 2013 marquait une nouvelle ère dans les efforts du pays en faveur d’un air propre, ces mesures ayant couvert l’état de droit, le soutien scientifique et technologique, les réductions des émissions globales, l’innovation dans la gestion et la participation sociale ».