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« La population sino-mauricienne se rapetisse de jour en jour »

Sur facebook, Roland Tsang Kwai Kew, ancien journaliste mauricien, d’origine chinoise, expliquait que « la population sino-mauricienne se rapetisse de jour en jour comme une peau chagrin. Elle est sortie de quelque 30 000 âmes au moment de l’indépendance de Maurice pour tourner en ce moment autour des chiffres de 18 000 âmes ». 

Roland Tsang Kwai Kew (cliquez pour accéder à son compte facebook)

D’après ce dernier, « il y a deux raisons ayant contribué à cette diminution : la disparition des sino-mauriciens de la première génération, la génération de mes parents que nos compatriotes ont connue dans leur enfance comme tenanciers des « boutiks sinois » avec l’incontournable « carnet rouge la boutik » ; et le départ de ceux de la deuxième génération qui vont rejoindre leurs enfants, qui, après leurs études universitaires à l’étranger, se sont installés et ont fait souche dans leur pays d’adoption, principalement au Canada (Toronto, Montréal, Vancouver, Edmonton et Calgary) et en Australie (Perth, Melbourne et Sydney) ».

Aujourd’hui, « dans presque chaque famille chinoise restée au pays, il y a au moins un garçon ou une fille qui vit loin de leurs vieux parents issus de la deuxième génération« . Ne tirant pas ses chiffres de statistique officielle, Roland Tsang Kwai Kew a expliqué : « Quand je questionne des parents sino-mauriciens de ma génération, qui ont en moyenne deux enfants par famille, qui sont partis faire leurs études universitaires au Canada ou en Australie, ils confirment qu’ils vivent seuls, loin de ces derniers », a précisé cette figure de la communauté sno-mauricienne.

« C’est un fait que dans presque chaque famille sino-mauricienne, il y a au moins un enfant sur deux qui fait des études universitaires à l’étranger. Une fois leurs études terminées ces enfants font aussitôt des démarches pour obtenir leurs permis de résidence permanente« , a souligné cet ancien journaliste.

Or pour proposer ces chiffres, il est parti sur « la base qu’une demi douzaine de sino-mauriciens/mauriciennes meurent chaque semaine, dans l’année cela fait plus de 300. Ajouter à cela le phénomène migratoire, qui touche les sino-mauriciens/mauriciennes de la 2ème génération, qui vont rejoindre leurs enfants dans leur pays d’adoption. Il faut compter au moins 200 personnes dans l’année ».

« Donc par an en comptant 300 décès, plus les 200 émigrés, cela fait 500 personnes dans l’année. Ce phénomène migratoire et les décès recensés sur une quinzaine d’années, tout compte fait la population chinoise de Maurice aurait régressé de plus de 7 000 âmes. Et sur 30 ans, cette population sino-mauricienne qui comptait jusqu’à 30 000 âmes au moment de l’accession de Maurice au statut d’Etat souverain a diminué de moitié. Donc, le chiffre de 18 000 que j’avance est assez proche de la réalité« , a conclu son propose Roland Tsang Kwai Kew.

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