samedi, mai 18

La Route de la soie verte de la Chine stimule la gouvernance climatique mondiale

Tribune Xinhua – La Chine a résumé dans une résolution de grande importance les changements radicaux, historiques et transformateurs de ses efforts de protection écologique et environnementale.

La résolution, adoptée lors de la sixième session plénière du 19e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) qui s’est tenue à Beijing la semaine dernière, coïncide avec la version renouvelée de l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR) du pays – une ICR verte, résolue à « faire de l’écologie une caractéristique essentielle de la coopération autour de l’ICR ».

Qu’il s’agisse de mettre en pratique chez elle le nouveau concept de développement vert ou de promouvoir à l’étranger la transformation énergétique vers de faibles émissions de carbone et l’innovation technologique chez ses partenaires de l’ICR, qu’il s’agisse d’échanges de technologies ou de gestion conjointe de projets, la Chine a honoré ses engagements pour stimuler le développement commun et la gouvernance climatique mondiale.

UNE « OASIS » ENERGETIQUE

Dans le comté de Garissa, dans le nord-est du Kenya, essentiellement aride et désertique, les panneaux solaires épurés et denses installés par la Chine s’alignent pour former une « oasis énergétique », ayant bénéficié à des milliers de familles et d’entreprises.

Nouvelle route de la soie

Cette centrale photovoltaïque de 50 MW construite par la Chine, la plus grande centrale photovoltaïque d’Afrique de l’Est, a vu les activités commerciales fleurir à Garissa et dans d’autres comtés du nord aride, les habitants bénéficiant d’une alimentation électrique ininterrompue dans une région en proie à de fréquentes coupures de courant.

En Mésopotamie, en Irak, la désertification et la salinisation des sols menacent depuis longtemps d’ensevelir sous la poussière ce berceau de l’une des premières civilisations de l’humanité.

« Mon rêve est de transférer ce que j’ai appris de la Chine en Irak et de transformer les déserts en oasis », a déclaré Sarmad Kamil Ali, ingénieur agronome en chef adjoint du Conseil d’Etat de lutte contre la désertification de l’Irak, qui s’est rendu en Chine en 2013 pour apprendre à maîtriser le sable.

Dans l’Ethiopie tropicale, le satellite chinois de télédétection climatique, en orbite à plus de 600 km du sol, travaille comme un ange gardien pour ce « berceau du café », afin d’amortir l’impact du changement climatique sur les plantations de café.

Le micro-satellite donné par la Chine, qui fait partie d’un effort de mise en œuvre du projet de coopération Sud-Sud de la Chine sur le changement climatique, a été lancé avec succès en décembre 2019, pour obtenir des données de télédétection multispectrales dans les domaines de l’agriculture, de la foresterie et de la conservation de l’eau, de la prévention et de l’atténuation des catastrophes, et fournir une alerte précoce des catastrophes climatiques.

Les projets d’énergie verte et l’assistance technique de la Chine à l’étranger, réalisés dans le cadre de l’ICR, sont de plus en plus sobres en carbone et ont non seulement fonctionné comme une baguette magique transformant des zones tropicales arides en « oasis » énergétiques, mais ont également contribué à exploiter pleinement les richesses naturelles de divers pays.

En Thaïlande, dans le réservoir Sirindhorn, le projet photovoltaïque flottant intégré soutenu par la Chine, l’un des plus grands projets hybrides hydro-flottants du monde, a aidé le pays à se rapprocher de son objectif de développement écologique.

Au Brésil, pays riche en énergie mais limité par une distribution inégale, une ligne de transmission électrique à ultra-haute tension (UHV) s’étendant du nord au sud, co-construite par la Chine et le Brésil, a permis de répondre de manière significative aux besoins énergétiques et d’améliorer l’efficacité.

Les résultats de la coopération Sud-Sud de la Chine en matière de changement climatique sont visibles, tangibles et efficaces. Depuis 2011, la Chine a alloué un total de 1,2 milliard de yuans, signé 40 documents de coopération avec 35 pays, et formé environ 2.000 fonctionnaires et techniciens dans le domaine du changement climatique pour près de 120 pays en développement, faisant tout son possible pour aider les pays en développement à renforcer leur capacité à faire face au changement climatique.

NOUVELLE FRONTIÈRE

Nichée dans une vallée au pied des Andes, la capitale chilienne, Santiago, est souvent enveloppée d’un brouillard de pollution, surtout en hiver, lorsque les inversions d’air saisonnières peuvent piéger les polluants au-dessus de cette ville de 5,6 millions d’habitants.

Pour lutter contre ce brouillard et freiner les émissions de gaz à effet de serre, le pays d’Amérique latine a misé sur les véhicules électriques chinois dans le cadre de son plan visant à réorganiser son système de transport public et à faire progresser la mobilité propre.

En décembre 2018, le Chili a dévoilé les 100 premiers bus électriques destinés à la flotte de transport en commun de Santiago, fabriqués par le constructeur automobile chinois BYD Electronic International Co. Ltd. Une semaine plus tard, 100 autres bus électriques, fabriqués par la société chinoise Zhengzhou Yutong Bus Co. Ltd. ont rejoint cette flotte.

WeRide, voiture autonome

Depuis leur inauguration, ces bus rouges et blancs équipés de Wi-Fi, de ports USB et de climatiseurs sont devenus le moyen de transport préféré de nombreux habitants de la ville, qui peuvent désormais profiter d’un trajet plus propre, plus silencieux et plus confortable.

Les véhicules à énergie nouvelle en provenance de Chine ont également fait leur apparition sur les routes du Brésil, du Mexique en Amérique latine et de la Finlande en Europe, contribuant à réduire les embouteillages, à limiter les émissions et à moderniser les déplacements quotidiens pour une vie plus verte et plus durable.

Lors de la conférence Tencent WE qui s’est tenue le 6 novembre, Wang Chaoyang, professeur à l’Université d’Etat de Pennsylvanie, a déclaré que le développement des énergies nouvelles et la lutte contre le changement climatique étaient la responsabilité commune de l’humanité, et que les avantages de la Chine en matière de technologie, de capacité et de coûts de fabrication avaient largement contribué au développement mondial des véhicules à énergie nouvelle.

Chris Stark, directeur général de la commission britannique sur le changement climatique, a estimé que les plus grands avantages de l’ICR verte pour le monde entier étaient le progrès industriel et la baisse des coûts de production de l’énergie à faible teneur en carbone.

Aujourd’hui, cette ICR verte s’étend bien au-delà des déserts, des prairies, des rivières et des océans, jusqu’aux glaciers, un indicateur majeur du changement climatique.

Bravant des températures glaciales et des rafales incessantes, des ingénieurs chinois et argentins ont travaillé à la construction de la centrale hydroélectrique de Santa Cruz en Argentine, le projet hydroélectrique à grande échelle le plus méridional du monde, en ayant pris en compte les écosystèmes de la périphérie, notamment les glaciers et les échelles à poissons.

Ces dernières années, la Chine a également travaillé en étroite collaboration avec l’Islande dans le cadre de l’ICR pour développer et exploiter conjointement l’énergie géothermique, une énergie renouvelable à faible teneur en carbone.

Ce pays européen, qui se trouve à cheval sur la limite de la plaque eurasienne et nord-américaine, dispose d’une riche expérience dans l’utilisation de l’énergie géothermique et est très complémentaire de la Chine, qui possède un marché, des capitaux et une plate-forme de coopération d’ampleur.

A l’heure où l’humanité est aux prises avec les ravages de la pandémie de COVID-19 et un climat de plus en plus capricieux, une réponse commune au changement climatique, en tant que communauté de destin, est une exigence incontournable pour une coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature.

http://french.news.cn/2021-11/19/c_1310321310.htm

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