La société de puces américaine Qualcomm fait pression sur l’administration Trump pour qu’elle annule les restrictions sur la vente de composants avancés au géant chinois des télécommunications Huawei Technologies.

D’après le Wall Street Journal, la société Qualcomm a dit aux décideurs politiques américains que l’interdiction d’exporter des puces à Huawei, ne l’empêchera pas d’obtenir les composants nécessaires pour la construction de ces équipements.

En effet, Huawei peut s’approvisionner en processeurs Kirin, conçus par Huawei, mais fabriqués par un fournisseur, avec d’autres sociétés étrangères. Selon Qualcomm, Huawei risque simplement de transférer des milliards de dollars de ventes à des concurrents étrangers de l’entreprise américaine.

Selon une présentation, détenue par le Wall Street Journal, Qualcomm fait pression pour vendre des puces à Huawei pour ses téléphones 5G, utilisant ainsi la nouvelle norme pour les télécommunications ultra-rapides.

Les fabricants de puces américains ont besoin d’une licence du département du commerce pour expédier de nombreux composants de ce type à Huawei après que Washington a placé l’entreprise sur une liste noire d’exportation et imposé d’autres limites.

Avec ces restrictions, les États-Unis ont offert aux concurrents étrangers de Qualcomm un marché d’une valeur allant jusqu’à 8 milliards de dollars par an, a déclaré la société dans la présentation.