La sonde chinoise Chang’e 5 est arrivée le 1er décembre sur la Lune, et va acheminer deux kilos de roche lunaire sur Terre.

La sonde chinoise Chang’e-5 a été envoyée sur une zone inexplorée de la Lune. Elle a achevé son prélèvement de sol lunaire, qu’elle se prépare à rapporter sur Terre, a annoncé l’Administration nationale de l’espace de Chine (ANEC).

La sonde Chang’e 5 a prévu de charger ses échantillons dans un conteneur spécial. «L’opération de prospection scientifique s’est déroulée comme prévu», a indiqué l’administration, sans donner plus de détails.

Lancée le 24 novembre, la sonde a atterri le 1er décembre au nord du Mons Rumker dans l’Oceanus Procellarum, également connu sous le nom d’Océan des Tempêtes, sur la face visible de la Lune.

La sonde chinoise a travaillé pendant environ 19 heures sur la Lune, la collecte d’échantillons s’est terminée à 22h00 le 2 décembre (heure de Beijing), et les échantillons ont été rangés dans un récipient à l’intérieur du véhicule de remontée de la sonde comme prévu, selon l’ANEC.

L’objectif de la mission est de rapporter environ deux kilos de roches en perçant le sol jusqu’à deux mètres de profondeur. En utilisant les données renvoyées par la sonde, les chercheurs ont simulé la procédure de collecte d’échantillons dans un laboratoire, fournissant ainsi une base importante pour l’opération sur la Lune.

Le détecteur du régolithe lunaire et d’autres charges utiles installées sur l’atterrisseur réaliseront l’exploration scientifique comme prévu et ont fourni des informations pour la collecte d’échantillons, selon l’agence de presse, Xinhua.

L’administration a indiqué que la sonde chinoise a résisté à des températures de plus de 100 degrés Celsius sur la surface lunaire. Elle a eu recours à des forets et à un bras robotisé pour collecter divers échantillons sur différents sites de la Lune.

Les échantillons lunaires ont été scellés à l’intérieur de la sonde pour s’assurer qu’ils soient maintenus sous vide et à l’abri de l’influence de l’environnement extérieur lors de leur retour sur Terre.

La sonde Chang’e-4 a atterrit sur la face cachée de la Lune

La sonde Chang’e-5 est équipée de plusieurs charges utiles, dont une caméra d’atterrissage, une caméra panoramique, un détecteur du régolithe lunaire et un spectromètre minéralogique lunaire, qui détectent la topographie et la composition minérale de la surface lunaire, ainsi que la structure peu profonde sous la surface de la Lune, selon l’agence de presse, Xinhua.

Avant le processus de forage d’échantillons, le détecteur du régolithe lunaire a analysé la structure sous la surface de la zone concernée, fournissant ainsi des données de référence pour la collecte d’échantillons.

Après analyse par les scientifiques, les échantillons permettront d’ajouter des pièces supplémentaires au grand mystère de l’histoire lunaire. Le retour des roches sur Terre devrait intervenir avant la mi-décembre, en Mongolie-Intérieure (nord de la Chine).

Si le retour sur Terre se déroule sans encombre, la Chine deviendra le troisième pays à rapporter des échantillons de la Lune, après les États-Unis et l’ex-URSS. La dernière tentative était soviétique, avec la mission inhabitée Luna 24 menée avec succès en 1976.

Pour la télévision publique chinoise CCTV, Chang’e 5 est l’une des opérations «les plus compliquées et les plus délicates» du programme spatial national. Au-delà de l’intérêt scientifique de ramener des échantillons, cette mission permet à la Chine de tester des manœuvres et des technologies cruciales pour mener à bien son projet d’envoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2030.