dimanche, juin 23

La tenniswoman Peng Shuai réapparaît

La star chinoise du tennis Peng Shuai est apparue le 21 novembre à un tournoi de tennis à Pékin, selon les photos officielles de l’événement.

Vêtue d’une veste de sport bleu marine et d’un pantalon de survêtement blanc, Peng Shuai apparaît sur des photos des Fila Kids Junior Tennis Challenger Finals, publiées sur le compte officiel Weibo du China Open. Il s’agit de sa première apparition publique depuis qu’elle a accusé d’abus sexuels un haut cadre du PPC.

Peng Shuai, 35 ans, championne mondiale du double et star en Chine, n’avait pas été vue publiquement depuis qu’elle a accusé Zhang Gaoli, un puissant ex-responsable du Parti communiste de 40 ans son aîné, de l’avoir contrainte à un rapport sexuel au cours d’une relation discontinue de plusieurs années.

À la suite d’un tollé mondial, notamment de la part de star du tennis et des Nations unies, les médias chinois ont publié plusieurs séquences montrant l’athlète. Une vidéo de l’événement, postées sur Twitter par Hu Xijin, influent rédacteur en chef du Global Times, montre cette dernière debout au milieu d’un groupe d’invités.

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Un journaliste du Global Times a tweeté une autre vidéo montrant Peng Shuai signant des autographes pour des enfants ainsi que des photos de la jeune femme. Hu Xijin a également publié dans la soirée deux vidéos de la joueuse « dînant avec son entraîneur et des amies dans un restaurant » à Pékin et tournées le jour même, selon lui.

De son côté, l’Agence France Presse a indiqué ne pas avoir était en mesure de confirmer le lieu ni les conditions dans lesquelles les images ont été tournées. D’autant que Hu Xijin n’en faisait aucune référence sur son compte Weibo en chinois.

Sur les images, Peng Shuai est aux côtés de deux femmes avec lesquelles elle partage un repas et du vin dans un lieu bruyant. Un homme est assis face à la joueuse et la conversation concernerait « des matches ».

L’échange, qui semble mis en scène, est filmé en soirée au téléphone portable par une personne non identifiée, selon l’AFP, qui indiqué que Peng Shuai apparaît détendue.

Dans un communiqué, parut le 20 novembre, le président de la WTA, Steve Simon a trouvé « positif » de voir l’athlète, mais « la vidéo seule n’est pas suffisante » pour montrer qu’elle est « libre de ses décisions et de ses actions », a-t-il estimé.

L’Association féminine de tennis (Women’s Tennis Association) a menacé de mettre fin à des contrats lucratifs avec la Chine si elle n’obtient pas de nouvelles de la sécurité de Peng.

Le 17 novembre, la télévision publique chinoise CGTN avait semé le trouble en diffusant une capture d’écran d’un courriel attribué à Peng Shuai. La chaîne affirmait alors que la joueuse chinoise l’avait personnellement envoyé à la direction de la WTA, qui gère le circuit professionnel féminin de tennis.

Sur CNN, son patron Steve Simon a fait part le 28 novembre de sa perplexité vis-à-vis du message dans lequel la championne déclare « fausses » ses accusations contre Zhang Gaoli. « Je ne crois pas du tout que ce soit la vérité », a indiqué ce dernier, qualifiant de « mise en scène » l’email en question.

Ensuite, quatre clichés prétendument récents de la championne de tennis avaient dans la foulée été publiés par le compte Twitter @shen_shiwei, libellé « média affilié à l’État chinois » par le réseau social.

L’AFP a dit ne pas avoir été en mesure « d’établir de manière indépendante à quel moment ces photos ont été prises et les demandes d’explication auprès de l’auteur du compte sont restées sans réponse ».

Le gouvernement chinois a refusé à plusieurs reprises de commenter l’affaire. Cependant, de nombreuses personnes dans le monde du sport et au-delà veulent savoir où est Peng Shuai et comment va-t-elle. Certains des plus grands noms du tennis se sont exprimés sur cette affaire, tels que Serena Williams, Novak Djokovic et Naomi Osaka.

Le Royaume-Uni a exhorté le 19 novembre la Chine à « fournir de toute urgence des preuves vérifiables de sa sécurité et de sa localisation ». Les Nations Unies ont aussi demandé des preuves qu’elle se porte bien et plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, se sont dits « préoccupés », alors que le hashtag #WhereisPengShuai (#OùestPengShuai) s’est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.

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