Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères appelle toutes les parties à ne rien entreprendre qui puisse conduire à une déstabilisation de la région.

Le gouvernement allemand a exprimé sa « vive préoccupation » face à l’escalade des tensions entre la Chine et Taïwan, après que Taipei a affirmé que des dizaines d’avions de combat chinois avaient violé sa zone de défense aérienne au cours des quatre derniers jours.

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« Le gouvernement fédéral (allemand) considère avec beaucoup de préoccupation l’escalade des tensions dans le détroit de Taïwan », a déclaré Christofer Burger, porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, lors d’un point de presse tenu à Berlin.

Le diplomate allemand a averti que les activités militaires dans le détroit de Taïwan « ont le potentiel d’affecter négativement la stabilité dans la région », appelant toutes les parties « à ne rien entreprendre qui puisse conduire à une déstabilisation de la région. »

Christofer Burger a également précisé que l’Allemagne s’en tenait à sa « politique d’une Chine unique », assurant que tout changement du statu quo ne peut se faire que par des moyens pacifiques.

La Chine considère la nation insulaire de Taïwan comme une « province sécessionniste », tandis que Taipei insiste sur son indépendance depuis 1949, et notamment depuis l’arrivée au pouvoir de Tsai Ing-wen, du Parti Démocrate et Progressiste de Taiwan.

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Taipei entretient des relations diplomatiques avec au moins 16 États, provoquant le mécontentement de la Chine, qui rappelle le principe d’une seule Chine.

Les relations entre la Chine et l’Allemagne ont connu des tensions. En effet, Berlin déplore le bilan de Pékin en matière de droits de l’homme et ses activités militaires régionales de plus en plus belliqueuses.

Malgré tout, l’Allemagne entretient des relations économiques étroites avec la Chine et considère la seconde puissance économique mondiale comme un partenaire sur des questions telles que le changement climatique.

Cependant, Berlin doit faire face à une pression de plus en plus forte au sein de la classe politique allemand et de la société civile de plus en plus sceptique, ainsi que le durcissement de la position de certains des alliés les plus proches de Berlin, notamment les États-Unis, qui appellent à un réexamen plus approfondi de ces relations avec la Chine.