Alors qu’à Hong Kong, des manifestations protestaient ce lundi 30 mars pour préserver le nom en cantonais du célèbre Pokemon, Pikachu, les autorités municipales de Beijing envisagent d’ouvrir des cours spéciaux dans les écoles pour enseigner et ainsi préserver le dialecte local de la capitale.

Le ministère de l’Education a publié son 1er rapport sur l’état des langues de Beijing, mettant en avant les nombreux mots et expressions, autrefois couramment utilisés et désormais perdus. He Hongzhi, directeur du Comité des langues de Beijing, a expliqué lors d’un point presse que « les enfants recevront un enseignement sur ce sujet dans les écoles ; d’autres activités culturelles auront également lieu », afin de « freiner le déclin du modèle d’expression de la capitale ».

 Une des galeries de l'Usine 798 à Beijing

Une des galeries de l’Usine 798 à Beijing

Ce dernier a expliqué Journal de la Jeunesse de Beijing que « beaucoup de jeunes ne parlent pas la langue de Beijing bien qu’ils aient grandi ici. C’est lié au processus d’urbanisation et de mondialisation, qui a conduit à l’arrivée de plus en plus de nouveaux habitants dans la ville ». Le comité des langues de Beijing a établi une base de données audio pour enregistrer le dialecte de la ville en juillet 2014, après quatre années de travail.

En 2012, des experts s’inquiétaient déjà de la disparition de certains mots et expressions de Beijing. « Le dialecte de Beijing est en train de disparaître, avec une diminution du nombre de personne qui le parlent », avait expliqué Wan Jianzhong, professeur à l’Université normale de Beijing.

Ce dernier, également expert en coutumes folkloriques, tenait à protéger le dialecte de la capitale, mais face au tollé soulevé, il a proposé d’inclure dans le programme des petites écoles, l’apprentissage du jargon de Beijing.

Soutenu par les médias officiels, comme le Global Times, qui a assuré que « l’éducation est un bon moyen de défendre [le dialecte] et le remettre à travers l’histoire ».