Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont appelé la Chine à « s’abstenir de toute menace, contrainte, intimidation ou de tout emploi de la force », alors que les États-Unis ont vanté un alignement des pays dans leur politique vis à vis de Pékin.

Les représentants des États-Unis, de la France, du Japon, de l’Allemagne, du Canada, de l’Italie et de la Grande-Bretagne ont réaffirmé l’importance de la paix et de la stabilité dans le détroit de Taïwan dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de deux jours à Münster, en Allemagne.

Ces derniers ont également précisé leur volonté d’entretenir une coopération avec la Chine, lorsque cela est possible selon eux, notamment en matière de climat ou de santé mondiale. Pourtant les pays du G7 se sont prêts à considérer la Chine comme un «concurrent» et un «rival» en ce qui concerne «la compréhension de l’ordre international», a déclaré la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock, avant la réunion du G7, le 3 novembre.

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a expliqué à des journalistes que les pays du G7 souhaitaient répondre de manière coordonnée à la posture de plus en plus affirmée de la Chine au niveau mondial.

« Nous sommes conscients de la nécessité d’aligner nos politiques à l’égard de la République populaire de Chine face aux contraintes croissantes, et de faire reculer ensemble les politiques et les pratiques de Pékin qui dénaturent le marché et font du tort aux travailleurs et aux entreprises de nos pays », a déclaré Antony Blinken.