Didi, Meituan, Amap (Alibaba), et huit autres start-up ont été sommées par l’administration de respecter les règles du marché en termes de concurrence. 

Les autorités chinoises ont convoqué le 2 septembre Didi (le «Uber chinois») et dix autres start-up du secteur, pour un rappel à l’ordre sur leurs pratiques commerciales, au moment où la Chine continue de mettre en place des mesures de contrôle et de régulation du secteur.

Le ministère des Transports a expliqué qu’il leur a été demandée «de faire davantage pour une concurrence saine» entre sociétés de réservation de voiture avec chauffeur et de «respecter les règles du marché».

«Les capitaux ne doivent pas servir à une concurrence destructrice», a-t-il jugé en référence à l’impitoyable guerre des prix que se livrent les différentes applications. Le ministère donne aux entreprises jusqu’à «la fin de l’année» pour se mettre en conformité, précise un communiqué publié conjointement avec les régulateurs chinois.

Les autorités se montrent très intransigeantes ces derniers mois contre les géants du numérique, en particulier sur les questions de concurrence et de données personnelles.

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Plusieurs poids lourds du secteur ont ainsi été sanctionnés pour des pratiques jusque-là tolérées et largement répandues, dont Didi. Dans un contexte de rivalité sino-américaine, la Chine a ouvert en juillet une enquête concernant la collecte de données, après l’entrée en Bourse aux États-Unis du champion chinois du VTC.

L’application Didi ne peut plus être téléchargée en Chine, mais les utilisateurs qui l’avaient déjà installée sur leur téléphone peuvent continuer à s’en servir. D’ailleurs, l’appli contrôle 90% du marché du covoiturage en Chine.

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Suite à cette convocation, des rumeurs ont laissé entendre que le gouvernement municipal de Beijing coordonnait les entreprises gérées par le gouvernement pour investir dans l’entreprise faisant l’objet d’un examen de cybersécurité.

Une information que le  géant chinois du covoiturage Didi Chuxing a démentie le 4 septembre. La clarification de Didi Chuxing est intervenue après que Bloomberg a rapporté que le gouvernement municipal de Beijing envisageait de placer la société chinoise de covoiturage sous le contrôle de l’État et avait proposé que des entreprises gérées par le gouvernement y investissent.

En effet, Bloomberg atteste que des sociétés publiques comme Shouqi ou le Beijing Tourism Group pourraient prendre des participations dans Didi, où qu’un consortium touristique de Beijing pourrait se voir attribuer un siège au conseil d’administration avec un droit de véto.

Dans un article publié samedi sur Twitter en Chine, Sina Weibo, Didi Chuxing a déclaré que les informations étaient fausses. Et que l’entreprise coopère activement et de manière globale à l’examen de la cybersécurité.

Début juillet, la Cyberspace Administration of China (CAC) a informé les magasins d’applications de supprimer Didi Chuxing en raison de ses violations des lois et réglementations concernant la collecte et l’utilisation des informations personnelles. Le même mois, le CAC et six autres ministères et départements supérieurs sont entrés dans Didi Chuxing pour effectuer un examen de la cybersécurité.