Le 22 juin, l’assemblée de la ville d’Ishigaki a renommé une zone administrative comprenant les îles Senkaku, très contestées depuis plusieurs décennies et revendiquées par Taïwan.

Les autorités d’Ishigaki ont changé le nom de la zone du sud du Japon contenant les îles Senkaku. Appelé « Tonoshiro », la zone porte désormais le nom de « Tonoshiro Senkaku ». Cette modification va prendre effet le 1er octobre, et a été possible car la zone relève de l’autorité administrative d’Ishigaki.

La préfecture d’Okinawa explique que ce changement de nom vise à résoudre la confusion administrative régnant dans le centre-ville d’Ishigaki, qui partage le nom « Tonoshiro » avec les îles. Cependant, les pays revendiquant les îles, pourraient y voir une tentative de consolider leur revendication en insérant le nom japonais « Senkaku ».

Ce changement de nom intervient que des bateaux de pêche japonais aient été poursuivis par des patrouilleurs chinois dans les eaux territoriales japonaises près des îles au début du mois de mai, a expliqué Yoshitaka Nakayama, le maire d’Ishigaki.

Ce dernier a refusé d’admettre que ce changement avait pour but de renforcer les revendications du Japon sur la région, assurant qu’il « vise simplement à rationaliser le travail administratif ».

Administré par les États-Unis de 1945 à 1972 dans le cadre des îles Ryukyu, cet archipel est contrôlé par le Japon depuis 1895. La Chine a entrepris de revendiquer la souveraineté sur ces îles dans la seconde moitié des années 1970.

Depuis, c’est un réel conflit a encore cours aujourd’hui, car le Japon fait valoir qu’il a inspecté les îles à la fin du XIXe siècle et a constaté qu’elles étaient terra nullius ( en latin : terre n’appartenant à personne).

De plus, la Chine a accepté la souveraineté japonaise jusqu’aux années 1970. Cependant, la CHine et la République de Corée s’appuient sur des documents antérieurs à la Première Guerre sino-japonaise attestent de la possession chinoise. Par conséquent, il s’agit d’une saisie japonaise qui devrait être restituée, à l’instar du reste des conquêtes du Japon impérial en 1945.

De son côté, « la Chine s’oppose fermement à l’adoption d’un soi-disant projet de loi sur le changement de nom concernant les îles Diaoyu par le Japon, et a déposé des représentations fermes auprès du Japon par des canaux diplomatiques », a annoncé un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Zhao Lijian a indiqué que « les îles Diaoyu font partie intégrante du territoire chinois, et que la Chine est déterminée et résolue à sauvegarder sa souveraineté territoriale ».

« L’adoption par le Japon du soi-disant projet de loi sur le changement de nom constitue une grave provocation contre la souveraineté territoriale de la Chine. Il est illégal, nul et non avenu, et il ne peut pas changer le fait que les îles Diaoyu appartiennent à la Chine », a déclaré ce dernier.

Il a souligné que la Chine avait déposé des représentations fermes auprès du Japon par le biais des canaux diplomatiques, tout en se réservant le droit de prendre d’autres mesures.