Commentaire publié sur le site de l’agence de presse Xinhua – Avec l’entrée en vigueur vendredi dernier (13 mars 2020, ndlr) de la répression politique exercée par Washington envers les médias chinois présents aux Etats-Unis, la nature hypocrite de la soi-disant liberté de la presse dans ce pays est aujourd’hui pleinement exposée.

Le plafonnement par les Etats-Unis du nombre d’employés de médias chinois en poste dans le pays constitue également un record dans l’histoire du journalisme en matière d’expulsion massive de journalistes étrangers par un gouvernement, souillant Washington d’une tache indélébile.

Cette décision du Département d’État américain était en gestation depuis longtemps et constitue la dernière étape d’une campagne de diffamation orchestrée contre les médias chinois.

Cela fait longtemps que Washington prend des mesures discriminatoires contre les journalistes chinois présents aux Etats-Unis, puisque 21 d’entre eux se sont déjà vus refuser un visa depuis 2018 sous divers prétextes, selon les données fournies par le ministère chinois des Affaires étrangères.

Avant de limiter de manière drastique le nombre de reporters chinois aux Etats-Unis, Washington avait déjà qualifié les médias chinois « d’agents étrangers » et désigné cinq d’entre eux comme des « missions étrangères » en s’appuyant sur des arguments douteux.

Certains responsables politiques américains sont tellement ancrés dans la mentalité et les préjugés idéologiques de la Guerre froide qu’ils ferment délibérément les yeux sur le fait que les journalistes chinois en poste aux Etats-Unis respectent strictement les lois et les règlementations américaines et qu’ils respectent les principes d’objectivité, d’équité, de vérité et d’exactitude lors de leurs reportages.

En réalité, de hauts fonctionnaires du Département d’État ont admis lors d’un point de presse que cette décision ne s’appuyait sur aucun reportage publié ou diffusé par les cinq organes de presse chinois concernés par la mesure.

Pour ces opposants à la Chine qui ont une mentalité de jeu à somme nulle et une solide croyance dans l’hégémonie américaine, tel que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, la montée en puissance de la Chine est devenue insupportable.

Poussés par leur manque de confiance dans la force et le système américains, ces politiciens succombent même à la paranoïa, s’imaginant être « idéologiquement envahis » par d’autres pays.

La campagne de diffamation contre la Chine a montré que ces responsables politiques américains zélés n’ont aucun scrupule à susciter un conflit idéologique en égarant le public par des mensonges délibérés.

Au lieu de résoudre les problèmes dont ils sont eux-mêmes les responsables, les Etats-Unis adressent au monde, avec leur répression politique contre les médias chinois, un signal montrant que sa soi-disant liberté de la presse n’est rien d’autre qu’un deux poids deux mesures et une forme d’intimidation à visée hégémonique.

Ces stratagèmes méprisables contre la Chine de ces politiciens américains égarés par la mentalité dépassée et dangereuse de la Guerre froide sont condamnés à se retourner contre eux et se traduiront au final par leur propre humiliation.