L’avion affrété pour rapatrier les français souhaitant quitter la Chine devrait partir ce 29 janvier de Paris et revenir «probablement vendredi», selon le gouvernement.

Un avion atterrira « jeudi après-midi à Wuhan » et « devrait être de retour en France probablement vendredi, je ne peux pas savoir si c’est vendredi soir, vendredi dans la nuit ou samedi matin », a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn lors de ses vœux à la presse.

« On aura un premier vol de rapatriement qui partira demain de Paris pour revenir probablement jeudi avec des personnes qui sont asymptomatiques, c’est-à-dire qui ne présentent pas de symptômes », avait auparavant déclaré le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, sur la chaîne française, CNews.

« Et puis vous aurez un second vol dont les dates sont à déterminer avec des personnes qui sont symptomatiques, donc porteuses possiblement du virus et qui seront, elles, médicalisées à Paris », a-t-il ajouté.

Selon la ministre de la Santé, on estime qu’un rapatriement concerne potentiellement « entre 500 et 1 000 ressortissants français ». « Tous ne veulent pas rentrer », a-t-elle indiqué.

« Ces personnes seront surveillées, mises sous quarantaines », a précisé le secrétaire d’Etat. Les rapatriés ne présentant pas de symptômes seront regroupés et devront rester à l’isolement pendant 14 jours, durée maximale estimée d’incubation de la maladie, pour s’assurer qu’ils n’ont pas été infectés par le virus.

« Nous avons identifié un lieu d’accueil en région parisienne », a indiqué Agnès Buzyn, selon laquelle il ne doit « pas être trop éloigné d’hôpitaux ». Selon les informations du journal Ouest-France, un site d’EDF a Saclay pourrait être utilisé.

Les rapatriés qui présentent déjà des symptômes seront directement hospitalisés à leur retour. Ce tri et la répartition des rapatriés dans les différents vols selon leur état de santé sera réalisé en Chine. Il n’a pas été précisé si les retours se feront dans des avions militaires ou civils.

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye sur RFI, a assuré que « la situation est parfaitement sous contrôle ». « On a pris en charge très rapidement les personnes qui étaient malades, on dispose d’un test qui nous permet en quelques heures de savoir si on est vraiment atteint du coronavirus et les services d’urgence ne sont pas débordés, loin de là », a-t-elle ajouté.

D’ailleurs, 14 mauriciens qui étudient à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie du coronavirus, vont être rapatriés par la France. Trois, des vingt étudiants recensés, ont pu prendre l’avion avant la fermeture de la ville. Ces derniers avaient envoyé un courrier dans lequel il faisait part de leur désir de rentrer.

Cette requête a été prise en compte par les autorités mauriciennes, dont Nando Bodha, le ministre de la Santé, qui a contacté le quai d’Orsay, pour que la France prenne en charge les élèves mauriciens bloqués à Wuhan.