Les Etats-Unis vont tenter de trouver des alliés auprès des pays qui partageraient leurs positions lors de la réunion des ministres des Finances du G20, en Argentine.

Le but pour le président américain Donald Trump est de faire bloc face à la politique de subventions publiques de la Chine, selon les dires d’un responsable du Trésor américain à l’agence de presse, britannique, Reuters.

Donald Trump a décidé d’imposer une taxe de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium, pour des raisons de sécurité nationale. Pour la source de Reuters, cela ne devrait pas constituer un handicap à une coopération avec certains états. D’après cette dernière, la Chine « s’éloigne de l’économie de marché« .

De son côté, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a appelé les décideurs politiques mondiaux à ne pas céder au protectionnisme, mais à «travailler ensemble de manière constructive pour réduire les obstacles au commerce, et résoudre leurs désaccords commerciaux sans recourir à des mesures exceptionnelles« , a-t-elle déclaré dans un post de blog.

« Ils doivent faire en sorte que les taxes d’importation récemment annoncées par les Etats-Unis ne conduisent pas à une escalade générale des mesures protectionnistes« , a-t-elle affirmé, avertissant que les guerres commerciales nuiront à la croissance mondiale et sont « impossibles à gagner« .

Quelques jours avant l’annonce officielle de Donald Trump, le porte-parole de l’Assemblée nationale populaire (ANP), Zhang Yesui, avait affirmé que «la Chine ne veut pas d’une guerre commerciale avec les États-Unis, mais s’ils prennent des mesures qui nuisent aux intérêts chinois, nous ne resterons absolument pas les bras croisés».

Lors d’une conférence de presse, à la veille de l’ouverture de la session annuelle du parlement chinois, le 5 mars, Zhang Yesui a évoqué le spectre d’un déraillement incontrôlable et nocif : «il est crucial pour chacun de percevoir clairement et objectivement les intentions stratégiques de l’autre partie. Des décisions fondées sur des erreurs de jugement ou des hypothèses erronées (…) peuvent avoir des conséquences qu’aucun des deux pays ne désire».