Les touristes chinois sont de plus en plus cnombreux à se rendre en Russie, depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et la chute du rouble suite aux sanctions internationales, Moscou est devenu une destination peu chère pour la classe moyenne chinoise.

D’ailleurs, les chinois sont fascinés pour le folklore, l’histoire et la politique locale. outre le tourisme, Moscou espère voir une même dynamique pour ses secteurs économiques. Des possibilités se sont s’ouvrent à la Russie depuis le déclenchement de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Le président Xi Jinping débute une visite d’état ce 5 juin au cours de laquelle, il rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine. La dernière rencontre entre les deux hommes date de 2013. Cette année, les deux présidents veulent renforcer leur partenariat économique et des dizaines d’accords de coopération devraient être signés.

D’ailleurs, les échanges commerciaux sino-russes ont dépassé les 100 milliards de dollars, un record, en 2018. L’autre aspect de cette visite sera de consolider les relations bilatérales, face à l’Amérique de Donald Trump qui a remit en question certaines alliances.

«La Russie fait face à une escalade des sanctions et la Chine est en pleine guerre commerciale avec les États-Unis. Alors qu’ils l’aient voulu ou non, les Américains ont en quelque sorte aidé les Chinois et les Russes à se rapprocher grandement», a expliqué Shiliang Sheng, analyste au Xinhua Center for World Affairs Studies.

«La lune de miel entre la Chine et les États-Unis avait figé l’économie mondiale, et désormais nous assistons à une nouvelle étape. Personne ne peut prédire ce qui va se passer mais il est important qu’au niveau international, une force vienne contrebalancer les facteurs déstabilisateurs, et le partenariat russo-chinois pourrait être cette force»

Andrei Karneev, vice-directeur du Institute of Asian and African Studies, à l’Université de Moscou.

La Chine est devenue la puissance que n’est plus la Russie. Raison pour laquelle, la venue de Xi Jinping au Forum économique de Saint-Pétersbourg est très attendue. Mais des zones d’ombre persistent.

«Premièrement, la Chine ne va pas renoncer aux immenses marchés occidentaux au profit des petits marchés de la Fédération russe. Nous ne faisons pas le poids. Deuxièmement, les investisseurs privés en Chine voient avec appréhension les sanctions imposées aux sociétés et aux banques russes»

Maksim Orlovsky, directeur général de Renaissance capital à Euronews.