« Le Vietnam dispose suffisamment de références juridiques et de preuves historiques pour affirmer sa souveraineté sur l’archipel de Truong Sa conformément au droit international », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lê Thi Thu Hang, lors de la conférence de presse périodique, le 25 mars à Hanoï.

En tant qu’État côtier et membre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM), le Vietnam jouit de la souveraineté, des droits souverains et de la juridiction sur ses eaux qui sont définies conformément à la CNUDM, a-t-elle souligné.

Cette dernière a répondu aux questions concernant les opérations de nombreux navires chinois au récif de Ba Dau de l’archipel de Truong Sa (Spratly) du Vietnam.

Lê Thi Thu Hang a affirmé que les opérations des navires chinois dans les eaux territoriales de Sinh Tôn Dông de l’archipel de Truong Sa du Vietnam « avaient enfreint la souveraineté du Vietnam, violé des dispositions de la CNUDM ».

Elle a indiqué que ces opérations chinoises « étaient allées à l’encontre de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC), complexifiant la situation et n’étant pas propices aux négociations du Code de conduite (COC) en Mer Orientale entre l’ASEAN et la Chine ».

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères a demandé à la Chine de mettre fin à ses violations, de respecter la souveraineté du Vietnam, d’appliquer la CNUDM, de se conformer strictement à la DOC.

Cette dernière a mit l’accent sur « l’obligation de faire preuve de retenue, de ne pas compliquer la situation, de créer un environnement favorable au processus de négociation du COC, de contribuer au maintien de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de l’ordre juridique en mer dans la région ».