La seconde puissance économique mondiale doit dès à présent faire face à la question de l’emploi, dans un pays où près de 7 millions de jeunes entrent chaque année sur le marché du travail. La baisse de la croissance estimée à 7,5% pour cette année, confirme le ralentissement de l’économie chinoise, en grande partie due à la chute des exportations et à la conjoncture économique et financière internationale.

De nombreux enjeux économiques et sociaux attendent la Chine

De nombreux enjeux économiques et sociaux attendent la Chine, notamment l’emploi

En septembre 2014, le pays avait créé près de 9 millions d’emploi, ce qui reste pour le moment raisonnable, bien que des usines ne cessent de fermer leurs portes, à cause de la crise.  Pour Yin Weimin, ministre des ressources humaines et de la sécurité sociale « la Chine était confrontée à d’importants défis sur le plan de l’emploi en 2012, en raison d’un grand nombre de demandeurs d’emploi et d’un marché du travail déséquilibré ».

25 millions de chômeurs

Le ministre a expliqué à l’occasion d’une conférence de presse, le 7 mars, que « les régions urbaines chinoises enregistreront cette année 25 millions de demandeurs d’emploi supplémentaires, dont la moitié seront des diplômés universitaires, sans compter 9 à 10 millions de personnes qui quitteront leur région rurale natale pour trouver un emploi en ville ».

Après avoir connue une décennie de croissance à deux chiffres et des facilités de création d’emploi, la Chine fait face aux conséquences de la crise économique et financière internationale. De nombreuses usines ont fermé leur portes, en, raison de la baisse de la demande étrangère.

Cependant, Yin Weimin a expliqué qu’alors que « les diplômés universitaires continuent à se plaindre du manque d’emplois disponibles, les entreprises chinoises rencontrent, quant à elles, des difficultés à recruter des ouvriers et des techniciens ».

Selon les prévisions du ministère, 25 millions de citadins supplémentaires vont chercher un emploi en 2012, dont plus de la moitié possède un diplôme universitaire. A cela s’ajoute entre 9 et 10 millions de ruraux, qui vont partir à la recherche d’un emploi, généralement peu qualifié, dans les grandes cités.

Agir rapidement pour éviter un soulèvement

A quelques mois du congrès du Parti communiste qui mettre an place une nouvelle génération de dirigeants au pouvoir, le Premier ministre Wen Jiabao a souligné le 5 mars, « l’importance de maintenir la stabilité sociale ».

Wen Jiabao a présenté le rapport d’activité du gouvernement, lors de l’ouverture de l’assemblée plénière du PCC, mettant en avant la nécessité de créer plus de 12 millions de postes supplémentaires dans les régions urbaines en 2012 et maintenir le taux de chômage urbain à moins de 4,6%.

Cette situation explique les mesures lancées afin d’« élargir le marché du travail et mieux former les travailleurs, en accordant une attention particulière aux diplômés universitaires et aux travailleurs migrants ».

L’année dernière, la Chine a créé 12,21 millions d’emplois supplémentaires dans les régions urbaines et enregistré un taux de chômage urbain de 4,1%. Avec une croissance en baisse, passant de 8% à 7,5%, le gouvernement espère tout de même maintenir le niveau de création d’emploi.

Parmi les mesures évoquées, le gouvernement compte soutenir l’activité en facilitant le crédit, à travers entre autre des baisses des réserves obligatoires des banques, et en poussant à la consommation intérieure.

Le gouvernement a également adopté une série de mesures visant à augmenter de 21,9% les dépenses budgétaires liées à la protection sociale et à l’emploi, et de 16,4% celles liées à l’éducation. Toutefois, la politique de l’emploi sera centré sur les jeunes diplômés universitaires et les travailleurs migrants, plus enclin à manifester dans les rues.