Les autorités sanitaires ont ordonné l’abattage de plus de 20.000 porcs en raison d’une épidémie de peste porcine africaine qui fragilise davantage le premier marché mondial de viande de porc, déjà touché par la chute des prix.

L’épidémie de peste porcine africaine est une maladie extrêmement contagieuse pour laquelle il n’existe pas de vaccin. L’annonce de cette maladie a fait rechuter le prix du porc en Chine.

Près de 15.000 animaux ont été tués à Lianyungang, dans la province orientale Jiangsu, après qu’un cas de peste porcine, le troisième en deux semaines, y a été détecté.

Le prix moyen du kilo était mercredi de 13,71 yuans (1,72 euro), soit une baisse de 7,2% sur un an, selon les données de China-America Commodity Data Analytics.

Les éleveurs sont dans une situation critique, en raison de la chute du prix du porc, de la surproduction, et de la hausse du coût des aliments pour le bétail suite aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Des experts du secteur, cités par l’agence de presse Reuters, expliquent que les éleveurs se précipitent pour vendre leur cheptel aux abattoirs par crainte qu’il ne soit contaminé faisant baisser les prix, alors que la demande diminue et que le public réduit sa consommation, faisant plonger davantage les cours.

La Chine est le premier marché du porc dans le monde, avec environ 500 millions d’animaux, soit la moitié de la production mondiale. Pour tenter d’enrayer l’épidémie, les autorités ont placé en quarantaine les trois foyers de peste porcine et interdit tout transport d’animaux vivants ou de produits dérivés dans les régions concernées.

Elles ont ordonné la semaine dernière la fermeture d’un abattoir à Zhengzhou, dans la province du Henan (centre). Des cas de peste porcine africaine avaient déjà été détectés en Russie et en Europe de l’Est, ainsi qu’en Afrique, mais jamais jusqu’à présent en Asie de l’Est.