La Fédéral Communications Commission a révoqué l’autorisation accordée à Pacific Networks Corp de fournir un service national et international en vertu d’une ordonnance publiée le 16 mars 2022.

L’agence de presse américaine « Associated Press » a indiqué que « la Fédéral Communications Commission a révoqué la licence de la société chinoise (publique) Pacific Networks, pour fournir un service national et international, en vertu d’une ordonnance publiée, mercredi » 16 mars, sans plus de détails.

Cette dernière a ajouté que la Commission des communications a attribué la décision à des préoccupations concernant « des risques importants pour la sécurité nationale et l’application de la loi » aux États-Unis.

ComNet USA est une filiale américaine de la société chinoise Pacific Networks. ComNet USA fournit des communications internationales ainsi que la gestion du réseau et des services pour les sites Web, selon un rapport du Sénat américain de 2020.

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Le rapport indique que Pacific Networks appartient au groupe CITIC, entreprise publique chinoise, qui « peut être en mesure d’accéder aux dossiers des clients américains ».

Le rapport note que les entreprises sont tenues, en vertu de la loi chinoise, de « soutenir le travail des services de renseignement chinois ».

En octobre 2021, la Commission fédérale des communications a expulsé une unité de la société China Telecom, l’une des trois principales sociétés de télécommunications publiques chinoises, du marché américain pour des raisons similaires, a indiqué l’agence.

Le président américain Joe Biden veut restreindre l’accès des entreprises chinoises aux marchés américains. A l’instar de son prédécesseur, Donald Trump, il craint qu’elles ne posent des « risques pour la sécurité » ou « aident au développement militaire de Pékin », selon la même source.

D’ailleurs en novembre 2021, Joe Biden a signé une loi interdisant aux entreprises chinoises de télécommunications et de technologie d’obtenir une licence si elles constituaient une « menace pour la sécurité ».

La législation interdit aux entreprises, telles que Huawei Technologies et le chinois ZTE, qui « pourraient constituer une menace pour la sécurité », de recevoir de nouvelles licences d’équipement des régulateurs américains.