Depuis l’annonce de la Chine de la fin de l’achat de déchets papiers et plastique, les usines doivent payer pour se débarrasser de leurs déchets, au lieu de les vendre aux entreprises chinoise.

A la fin du système de tri, de gros cubes de déchets compactés (papiers, cartons, plastiques…) sont produits. Auparavant les déchets étaient achetés par des entreprises, principalement chinoises, qui les nettoyaient, broyaient et re-transformaient en matières premières pour des industriels.

En 2017, le gouvernement chinois a ainsi acheté plus de la moitié des déchets recyclables exportés par les Etats-Unis. Au niveau mondial, depuis 1992, ce sont 72% des déchets plastiques qui ont fini en Chine et à Hong Kong, selon une étude publiée dans la revue Science Advances.

Depuis janvier 2018, les frontières chinoises se sont fermées à la plupart du papier et du plastique, en raison de la nouvelle politique environnementale des dirigeants chinois, désireux de ne plus être la poubelle de la planète, ou même sa déchetterie.

Pour les autres déchets, dont le métal ou le carton, les inspecteurs chinois ont fixé un taux de contamination de 0,5%, un chiffre trop bas pour les technologies américaines actuelles qui ne parviennent pas à trier spécifiquement les déchets.

Les autres pays importateurs, Indonésie, Vietnam ou Inde, sont incapables d’absorber les dizaines de millions de tonnes que la Chine importait. Et peu d’industriels américains ont la capacité de traiter ces autres matériaux.

Pour Adina Renee Adler, de l’Institute of Scrap Recycling Industries, grande fédération professionnelle, «la Chine a donné trop peu de temps au secteur pour s’adapter».