Les Etats-Unis ont imposé le 9 novembre des sanctions contre quatre représentants chinois supplémentaires, siégeant dans des instances dirigeantes et sécuritaires à Hong Kong.

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Cette sanction intervient pour leur rôle présumé dans la répression des opposants à Hong Kong. Le département américain au Trésor et le département d’Etat américain ont indiqué qu’il s’agit de Deng Zhonghua, directeur adjoint du Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao, Edwina Lau, directrice adjointe de la police hongkongaise, et de deux représentants du nouveau bureau de sécurité nationale mis en place par Pékin à Hong Kong, Li Jiangzhou et Li Kwai-wah.

Le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, a indiqué que les sanctions ont été prises en réponse au rôle de ces représentants dans la mise en œuvre de la nouvelle loi de sécurité nationale que la Chine a votée et imposée en juin dernier dans la région administrative spéciale.

Ces représentants sont interdits d’entrée sur le territoire américain et tous les biens dont ils disposent aux Etats-Unis seront bloqués, a précisé Mike Pompeo dans un communiqué, soulignant la volonté de Washington de tenir pour responsables les individus qui « éviscèrent les libertés » de la population hongkongaise et « nuisent à l’autonomie » de Hong Kong.

Deux jours plus tard, les États-Unis ont menacé la Chine de nouvelles sanctions pour avoir selon eux «violé de manière flagrante» l’autonomie de Hongkong en y évinçant quatre députés pro-démocratie.

«Les actions récentes de Pékin disqualifiant les législateurs pro-démocratie du Conseil législatif de Hongkong ne laissent aucun doute sur le fait que le Parti communiste chinois (PCC) a violé de manière flagrante ses engagements internationaux», a déclaré Robert O’Brien, le conseiller à la Sécurité nationale du président américain Donald Trump.

Lors d’un point presse le 11 novembre, il a ajouté que les États-Unis continueraient «d’identifier et de sanctionner les responsables de l’extinction de la liberté à Hongkong». Le même jour, quatre députés pro-démocratie de Hongkong ont été démis de leur mandat après l’adoption par la Chine d’une résolution permettant aux autorités locales de disqualifier des élus considérés comme menaçant la sécurité nationale.

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Peu après, l’ensemble des députés pro-démocratie hongkongais ont annoncé leur prochaine démission, en solidarité avec leurs quatre confrères évincés.

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La question de Hongkong est au cœur de la confrontation aux accents de guerre froide entre les États-Unis et la Chine. Le président américain sortant Donald Trump a mis fin au statut commercial préférentiel dont bénéficiait Hong Kong pour protester contre la loi chinoise sur la sécurité nationale.