Les nouvelles sanctions américaines contre la Chine « représentent une grave ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et une grave atteinte aux relations sino-américaines », a déploré Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Pour la Chine, les nouvelles sanctions sont « folles et déplorables ». Elles visent de hauts responsables chinois, accusés par Washington d’avoir contribué à la politique de la Chine dans le territoire autonome de Hong Kong.

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L’administration Trump a annoncé bloquer l’entrée sur son territoire de 14 vice-présidents du comité permanent de l’Assemblée nationale populaire (parlement chinois) et leur famille. Le Trésor américain a également gelé leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis et leur a barré l’accès au système financier américain.

Cette nouvelle offensive américaine contre la Chine est liée à l’adoption en juin d’une loi chinoise sur la sécurité nationale à Hong Kong, qui pénalise – entre autre – tout appel à l’indépendance dans l’ex-colonie britannique, rendue à la Chine en 1997.

Le comité permanent de l’APN « a voté à l’unanimité » ce texte utilisé « pour museler toute contestation et arrêter ceux qui protestent contre » les « politiques oppressives » de la Chine, a déclaré le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

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Ces sanctions « représentent une grave ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et une grave atteinte aux relations sino-américaines », a déploré Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« Le gouvernement et le peuple chinois expriment leur vive indignation et condamnent avec véhémence le comportement déraisonnable, arbitraire, fou et déplorable des Etats-Unis », a-t-elle fustigé lors d’une conférence de presse.

Le vote de cette loi a soulevé une vague d’indignation dans les capitales occidentales, inquiètes pour le statut d’autonomie dont jouit Hong Kong. La Chine a justifié l’imposition de ce texte par le fait que le territoire n’a jamais pris l’initiative de le faire lui-même, contrairement aux stipulations inscrites dans la Loi fondamentale – la mini-constitution de Hong Kong en vigueur depuis 1997.

Cette nouvelle loi a freiné les manifestations contre le pouvoir, parfois violentes, qui avaient secoué le territoire en 2019. La police a d’ailleurs arrêté le 7 décembre trois personnes pour avoir scandé, en novembre, des slogans interdits sur un campus universitaire, les accusant de rassemblement illégal et « d’incitation à la sécession ».

Washington avait déjà imposé des sanctions à une quinzaine de responsables hongkongais, dont la cheffe de l’exécutif Carrie Lam. Celle-ci a déclaré récemment avoir « des piles d’argent en liquide » chez elle, étant privée de compte bancaire depuis que les Etats-Unis l’avaient sanctionnée.