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CULTURE,Histoire

Les légendes astrologiques

Les  chinois ont beaucoup de croyances, parmi lesquelles l’astrologie et l’horoscope. A l’origine, deux légendes se font concurrence pour expliquer l’histoire de l’astrologie.

L’astrologie chinoise est basée sur un cycle de douze ans représentés par douze animaux, qui sont dans l’ordre : Rat (ou Souris), Bœuf (ou Vache), Tigre, Lapin, Dragon, Serpent, Cheval, Bélier), Singe, Coq (ou Phénix), Chien, Cochon.

Selon l’astrologie chinoise  chaque année zodiacale est associée à un des 5 éléments (métal, bois, eau, feu, terre) : métal (金), bois (木), eau (水), feu (火), et terre (土).

Au cours du XXème siècle, ces douze animaux-signes (生肖, shēngxiào) ont été adoptés dans la culture populaire de nombreux pays. La plupart des Chinois se basent sur l’astrologie Bazi (八字, bāzì, «huit caractères») qui fait commencer l’année le 4 ou le 5 février, le jour du commencement du printemps (立春, lichun).

L’astrologie Bazi se base sur l’année, le mois, le jour et l’heure de naissance, chacune de ces quatre informations étant exprimée par deux caractères, un tronc céleste et une branche terrestre.

L’une des légendes autour de l’astrologie chinoise raconte que les douze animaux avaient été choisis par Bouddha. Ainsi, lorsque Bouddha sentit sa mort venir, il invita tous les animaux à lui rendre visite.

Seulement douze sont venus : le rat, le bœuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, le mouton, le singe, le coq, le chien et le cochon. Pour lui avoir rendu visite, Bouddha honora chacun des douze animaux en les utilisant pour représenter les douze phases du Zodiaque chinois.

Une autre légende explique qu’un jour, le Roi de la Montagne (le Tigre), le Roi des Mers (le Dragon) et le Roi des Oiseaux (le Phénix) se sont présentés devant l’Empereur de Jade, pour se plaindre d’être malmenés par les humains. L’Empereur de Jade décida alors de dédier dix animaux aux années du cycle lunaire.

Ainsi, les gens, en pensant à leurs propres signes zodiacaux, seraient moins enclins à les maltraiter. Il ordonna donc aux trois Rois de rassembler tous leurs sujets, le lendemain à l’aube. Les premiers à se présenter devant l’Empereur seront les élus.

Au royaume du Roi de la Montagne, le chat, inquiet de ne pouvoir se réveiller à temps pour se présenter à la porte du Sud, demande au rat de l’appeler avant de partir. Le rat lui promit de ne pas l’oublier. Mais, un peu avant l’aube, le rat, de peur que le chat ne le laisse à la traîne s’ils partaient ensemble, décida de se rendre en catimini au palais de l’Empereur de Jade, sans le prévenir.

Autre explication : l’absence du chat dans la liste des signes du zodiaque serait due à la malice de son ami le rat. Ce dernier avait été chargé par l’Empereur de Jade de convoquer les animaux pour la sélection. Trompé par le rat, le chat se fâcha, et c’est depuis qu’ils sont ennemis naturels.

A l’aube, l’Empereur demanda à l’un de ses ministres d’écrire le nom de l’animal qu’il prononcera. Ensuite, il cria aux visiteurs d’entrer. Comme chacun voulait absolument être le premier à pénétrer dans le palais, ils se ruèrent tous vers la porte, provoquant une gigantesque cacophonie.

Le rat pensait : «Avec ma petite taille, je ne pourrais jamais les pousser pour entrer ; par contre, j’aurais plus de chance en me faufilant entre leurs pattes». Il le fit et devint ainsi le premier des signes du cycle lunaire.

Autre explication : La course entre chaque animal s’acheva par la traversée d’une rivière, le bœuf, bon prince, aurait accepté de transporter le rat entre ses cornes. Mais au moment de toucher la rive, celui-ci sauta à terre, devançant le bœuf ; devenant le premier signe.

Le buffle, en voyant le rat se glisser à l’intérieur, se senti vexé. Il décidé d’utiliser sa force pour entrer dans le palais. A coup de cornes, il parvint enfin à s’introduire. L’Empereur de Jade dit : «Le buffle».

Le tigre, en voyant cela, bondit par-dessus tous les animaux devant la porte et se retrouva face à l’Empereur. Celui-ci déclara : «Le tigre est arrivé !» Le lièvre, conscient de sa petite force, prit exemple sur le rat. Le dragon, lui, voulant à tout prix faire partie des élus, dut faire une percée prodigieuse avec sa tête et sa queue.

Quant au serpent, aussi fin qu’une corde, il parvient à se glisser dans le palais. Le cheval pris appui sur ses puissantes pattes arrière et accomplit un saut qui lui permit de franchir l’obstacle de la foule massée devant lui.

La chèvre, à l’aide de ses cornes et de sa petite corpulence, put se frayer un chemin. Le singe, en voyant autant d’animaux entrer, se gratta la tête, se pinça les oreilles, s’introduit à son tour en sautillant par-dessus les têtes des autres animaux.

Le coq commença à paniquer : «il faut que je trouve un moyen d’entrer avant que le compte ne soit bon» se dit-il. Finalement, il s’envola pour atterrir devant l’Empereur.

L’Empereur de Jade, en voyant les dix animaux devant lui, s’adressa à son ministre : «C’est assez !» Celui-ci, un peu dur d’oreille, avait compris «chien» et nota chien dans son registre (en chinois, «assez» et «chien» sont homophones). L’Empereur s’écria : «C’est suffisant !» et le ministre comprit cochon (en chinois, «suffisant» et «cochon» sont également homophones). C’est ainsi que le cochon fit partie des signes du zodiaque. L’Empereur se tourna vers son ministre et lui arracha la liste céleste des mains. Il y compta douze animaux et déclara : «Tant pis, ce sera douze au lieu de dix».

Ainsi naquit le cycle lunaire avec les douze animaux.

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