Un cessez-le-feu commercial est probable à court terme mais l’affrontement que se livrent les États-Unis et la Chine ne disparaîtra pas pour autant en 2020 et continuera de freiner la croissance, a expliqué la société de gestion d’actifs paneuropéenne, Candriam.

Rencontre en avril 2017 entre les présidents Xi Jinping et Donald Trump,

« Les deux camps ont intérêt à calmer le jeu et nous parions sur une trêve dans les prochaines semaines, ce qui serait plutôt favorable pour la conjoncture et les marchés », a déclaré Anton Brender, chef économiste de la société, lors d’un point de presse à Paris.

« Les tensions n’en sont pas moins irréversibles et une trêve ne résoudra pas le problème de fond », a-t-il toutefois ajouté. Malgré des perspectives assez moroses, Candriam ne croît pas à un scénario catastrophe en 2020.

La croissance aux États-Unis devrait continuer de ralentir en 2020 mais elle devrait échapper à la récession, grâce notamment à la posture très accommodante de la Réserve fédérale, prévoit Anton Brender.

La croissance de la Chine, elle, devrait passer l’an prochain en dessous de 6%, Beijing étant peu susceptible de s’écarter d’une politique prudente, a-t-il ajouté. « Dans un contexte de tensions géopolitiques durables, les autorités vont continuer à faire preuve de modération », a-t-il indiqué.

Du côté de la zone euro, la croissance devrait se maintenir autour de 1%, a déclaré Florence Pisani, directrice de la recherche économique pour Candriam. « Les marges de manoeuvre monétaires étant réduites, redonner un élan à la croissance européenne suppose un changement d’orientation de la politique budgétaire, ce qui ne se fera pas sans mal », a-t-elle souligné.