Les autorités chinoises ont lancé depuis 2013 une campagne contre les valeurs et les idées occidentales dans l’éducation, mais aussi dans les librairies.

Harry Potter à l’école des sorciers Tome 1 en chinois

Désormais, les autorités vont réduire « drastiquement » le nombre de livres jeunesse écrits par des auteurs étrangers et importés dans le pays, selon le quotidien hongkongais South China Morning Post.

La décision n’a pas été rendue publique, mais des éditeurs auraient confirmé au quotidien hongkongais avoir reçu un ordre verbal les exhortant à respecter le nouveau quota imposé par le gouvernement.

Il leur a été vivement conseillé de publier davantage d’albums écrits et illustrés par des auteurs de Chine continentale. Le pouvoir central estime que « les albums jeunesse étrangers contiennent un peu trop d’idéologie », assure l’un des quatre éditeurs au SCMP.

Selon l’un d’entre eux, les ouvrages en provenance de Corée du Sud et du Japon ont désormais « peu de chances » d’être publiés en Chine et les achats de droits étrangers seront « très limités ».

Pourtant la littérature jeunesse est l’un des secteurs les plus florissants. De plus en plus de jeunes de moins de 14 ans lisent davantage de livres étrangers que chinois. La Chine est le principal acheteur de droits pour la littérature jeunesse française, avec par exemple, 1 031 cessions en 2015.

40 000 titres ont été publié pour enfants en 2016, toutes origines confondues, le marché jeunesse devrait continuer de croître avec la fin de la politique de l’enfant unique en 2015.  Raisons pour lesquelles, un éditeur a expliqué au Financial Times qu’il ne pensait pas que « la mise en place de cette mesure restrictive puisse être effective car elle n’apporte aucun bénéfice à personne ».