Le président Xi Jinping souhaite une « Grande Muraille de fer » au Xinjiang, afin de sauvegarder l’unité nationale, la solidarité ethnique et la stabilité sociale dans la région.

Ce dernier s’est exprimé devant des députés nationaux venus du de la région autonome ouighours pour une réunion de travail dans le cadre de la session annuelle de l’Assemblée populaire nationale.

Le pouvoir central s’inquiète du départ de certains Ouïghours pour la Syrie et l’Irak, via la Turquie et l’Asie du Sud-Est, dont la responsabilité incombe au Mouvement d’indépendance du Turkestan oriental (Mito).

Le Mito est « le plus grand problème pour la stabilité sociale de la Chine, son développement économique et sa sécurité nationale », a indiqué Cheng Guoping, commissaire chargé de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme.

Certaines associations et organisations de défense des Droits de l’homme imputent cette radicalisation à la pression des forces de l’ordre dans la région, qui brime selon certains ouighours les libertés de culturelle, cultuelle, et freine le développement économique et sociale de cette population à majorité musulmane turcophone.

Malgré les appels de la communauté ouighours au sein et à l’extérieur du pays, Xi Jinping a exhorté les députés du Xinjiang à sauvegarder l’unité ethnique, renforcer la solidarité entre les militaires et le gouvernement, entre les soldats et les civils, entre la police et le peuple, et entre le corps de production et de construction et les communautés locales.

Pour lui, le Xinjiang est une « barrière de sécurité importante dans le nord-ouest de la Chine. La région occupe une position stratégique spéciale et est confrontée à des problèmes spéciaux ». Raisons pour lesquelles, il a assuré que « bien gouverner cette région revêtait une grande importance », car « maintenir la stabilité au Xinjiang est une responsabilité politique et les problèmes liés à la stabilité devaient être traités de manière minutieuse, ponctuelle et appropriée ».

Cette prise de position intervient quelques jours après l’apparition sur internet d’une vidéo attribuée à l’Etat islamique montrant des Ouïghours à l’entraînement. ces derniers promettent face caméra d’aller planter leur drapeau en Chine et faire « couler des rivières » de sang.

Selon le Global Times, les autorités du Xinjiang vont mettre en place une nouvelle législation dans le but d‘ »empêcher la diffusion des idées extrémistes ». De son côté, Shohrat Zakir, président du gouvernement de la région, a assuré que « la région la plus à l’ouest luttait résolument et énergiquement contre le terrorisme pour maintenir la stabilité ».