Londres et Washington ont fait part le 4 février de leur indignation après la diffusion d’une enquête de la BBC faisant état d’actes de torture et de violences sexuelles contre des femmes de la minorité musulmane ouïghoures dans des « camps de détention/centre de professionnalisation » chinois.

Les femmes des camps de «rééducation» pour Ouïghours en Chine ont été systématiquement violées, abusées sexuellement et torturées, selon de nouveaux comptes rendus détaillés obtenus par la BBC.

Dans une enquête basée sur des témoignages, la BBC a rapporté des accusations de viols systématiques, d’abus sexuels et de torture dont des viols à l’aide de bâtons électrifiés, sur des femmes détenues au Xinjiang. Les femmes ont été victimes de viols collectifs et de stérilisation forcée, affirment des témoins.

Le secrétaire d’Etat britannique chargé des Affaires étrangères, Nigel Adams, a déclaré que le rapport de la BBC révélait « des actes clairement abominables ». « Les preuves de l’ampleur et de la gravité de ces violations sont désormais d’une portée considérable, elles brossent un tableau vraiment atroce », a déclaré Nigel Adams au Parlement britannique.

« Ces atrocités heurtent la conscience et doivent avoir de graves conséquences », a déclaré un porte-parole du Département d’État américain, réitérant le point de vue de l’ancienne et de la nouvelle administration américaine selon laquelle la Chine est en train de perpétrer un « génocide » contre les Ouïghours.

« Nous examinerons tous les outils appropriés pour demander que les responsables rendent des comptes et dissuader de futurs abus« , a déclaré ce porte-parole.

Cette enquête a également provoqué l’indignation des responsables politiques australiens, la sénatrice travailliste Kimberley Kitching a déclaré que le reportage de la BBC montrait «certaines des violations des droits humains les plus horribles et les plus indescriptibles». «Le poids des preuves provenant régulièrement de la région du Xinjiang ne laisse aucune place au doute quant à l’oppression sous laquelle les Ouïghours et les autres minorités ethniques vivent», a-t-elle déclaré.

« Malgré les dénégations constantes du PCC, la communauté internationale ne peut plus rester oisive face à cette répression brutale », a ajouté cette dernière. Des appels ont été lancé à la Chine pour qu’elle autorise des inspecteurs de l’ONU à se rendre au Xinjiang.