L’Union Européenne a proposé à la Chine, qui fait face à un pic épidémique, de lui offrir des vaccins anti-Covid et de lui apporter son « expertise », a annoncé la Commission européenne.

La commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, « a pris contact avec ses homologues chinois pour leur proposer la solidarité et le soutien de l’UE, ce qui inclut notre expertise en santé publique et des dons de vaccins européens adaptés aux variants », a indiqué un porte-parole de la Commission, ajoutant que Bruxelles attendait la réponse de Pékin.

L’exécutif européen avait déjà indiqué mi-décembre que l’UE était prête à « approvisionner la Chine en vaccins », mais sans évoquer de dons de vaccins.

La Commission n’a pas détaillé le nombre de doses que l’UE pourrait offrir, ni dans quels stocks ils seraient puisés. Cependant, la quantité de vaccins européens dépendrait de la réponse chinoise.

Pékin a mis fin le 7 décembre à sa politique du « zéro Covid », entraînant l’explosion des contaminations dans le pays, et a levé le 8 janvier ses obligations de quarantaine pour les voyageurs arrivant de l’étranger.

Inquiets du manque de transparence sur les chiffres chinois et redoutant l’apparition de nouveaux variants, une douzaine d’Etats, dont plusieurs dans l’UE (France, Italie, Espagne), imposent désormais des tests Covid aux passagers en provenance de Chine.

Bruxelles souhaite éviter des restrictions nationales sans concertation comme en 2020, et appelle à une « coordination » étroite des Vingt-Sept. « Il est essentiel (….) de baser les décisions sur la science et le respect de données objectives », a indiqué l’exécutif européen.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l’une des agences sanitaires de l’UE, avait jugé « injustifié » un dépistage systématique des voyageurs, au vu du niveau d’immunité collective en Europe et de la présence en Europe des mêmes variants qu’en Chine.

La commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, avait appelé jeudi les Etats membres à renforcer la surveillance des eaux usées et les séquençages génomiques, afin d’être en mesure d’identifier rapidement d’éventuels nouveaux variants, selon l’AFP.