L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) craint de voir les mouvements de population attendus à l’occasion du Nouvel An lunaire propager l’épidémie de COVID-19 en Chine, dont le nombre de cas reste élevé.

L’OMS a estimé qu’ils pourraient provoquer une flambée épidémique. Pour la première fois depuis 2020, le Nouvel An lunaire, qui commence officiellement le 21 janvier, ne sera pas assorti de mesures sanitaires et restrictions de mouvements après l’abandon par les autorités chinoises de la politique « zéro COVID ».

Ce changement de politique, engagé après des manifestations dans tout le pays, a exposé pour la première fois une grande partie des 1,4 milliard d’habitants du pays au coronavirus.

Cette situation a notamment déclenché une vague d’infections qui submerge des hôpitaux, conduit à des pénuries de médicaments dans les pharmacies et allonge les files d’attente dans les crématoriums.

L’OMS a estimé le 11 janvier qu’en l’absence de données officielles satisfaisantes, il serait compliqué de gérer la propagation du virus lors des célébrations du Nouvel An lunaire. L’organisation onusienne et plusieurs pays ont d’ailleurs reproché à la Chine de ne pas présenter de données précises concernant la sévérité de l’épidémie.

De leur côté, les experts chinois de la santé ont appelé la population à ne pas rendre visite aux personnes âgées durant les vacances. Pourtant des millions de personnes doivent voyager à travers la Chine pour passer les fêtes en famille.

De plus, la grande migration des travailleurs vers leur région d’origine pourrait provoquer des pics de contamination dans les petites villes et les zones rurales, moins bien équipées en lits de soins intensifs et en ventilateurs.