Depuis le développement rapide de l’économie chinoise, avoir une maitresse est devenu un signe de richesse estérieur. Raison pour laquelle de nombreux hommes prennent des concubines. Mais lorsque l’épouse cocue apprend l’existence de celle-ci, la situation peut rapidement dégénrée, entre passage à tabac et meurtre, les femmes bafouées deviennent des furies.

mistressEn septembre à Changzhou, une femme a été filmé en train de battre la prétendue maîtresse de son mari (photo ci-côté). D’après The Dailymail, la femme trompée a accusé, après une longue série d’insultes, sa victime d’essayer de lui voler son mari. Une enquête a été lancé après la diffusion de la vidéo sur Youku, qui a été très largement partagé et commenté.

Stop concubinage : tous les moyens sont bons

En 2010, le président Hu Jintao a exhorté les cadres dirigeants du PCC de ne pas céder aux « tentations du pouvoir, de l’argent, et des jolies femmes ». D’ailleurs, le gouvernement de la province du Guangdong a mite en place un cours obligatoire destiné aux lycéennes, afin de les aider à « développer l’estime de soi, l’autonomie et le développement personnel ».

Le but est de leur éviter de devenir concubine. D’ailleurs, les autorités chinoises ont créé la même année une base de données du mariage, mise en ligne sur Internet, pour lutter contre la bigamie. D’autres moyens ont été mit en place pour éviter le concubinage, ainsi à Beijing, une école propose aux femmes trompées une formation de 2 semaines, afin de contrôler leurs nerfs lors des disputes de couple.

En effet, les maîtresses ou concubines sont devenues des signes extérieurs de richesse, raison pour lesquels, les hommes n’hésitent plus à prendre d’autre femme et à les entretenir.

Mais, cette situation créée de profonds malaises chez les épouses, qui doivent apprendre à contrôler leurs émotions pour ne pas passer à tabac voir même assassiner la maitresse de leur mari. Ouverte en novembre 2011, cette école propose pour 100.000 yuans, des cours pour se « défendre face à la Xiao San », qui signifie « petite troisième » en mandarin, pour dire maîtresse.

Fei Yang, directeur de l’institut, explique que « cette formation est essentielle car c’est la femme qui exprime le plus ses sentiments. Quand une maîtresse fait son apparition et détruit un couple, c’est souvent parce que les émotions n’ont pas été bien maîtrisées ».

Les avis divergents sur les réseaux sociaux, certains sont sceptiques et accusent l’institut d’escroquerie. Tandis que d’autres estiment que c’est un bon moyen pour éviter des crises de nerfs et accès de folie de la part des femmes trompées.

Des épouses hystériques

Comme, Zhang Shih, âgée de 38 ans et mère de deux enfants, qui a écrasé l’hypothétique maitresse de son mari. La scène se passe dans la ville de Linye dans l’est de la Chine, soupçonnant son mari de la tromper avec une voisine, Zhang Shih est prise d’un accès de folie, elle se rend en voiture chez Wang Lu, la maîtresse présumée pour l’écraser. Cependant, cette dernière était accompagnée de sa fille de 4 ans.

Alors que des personnes se dirigent vers la mère et son enfant, pour les secours Zhang Shih fait tout pour les empêcher et tente également d’interdire le lieu de l’accident aux secouristes. L’épouse bafouée a d’ailleurs frappé un pompier qui voulait secourir la petite fille. Hystérique et incontrôlable, elle a été jusqu’à se déshabiller et s’allonger sous les roues du camion de pompier pour les empêcher l’évacuation les victimes.

Évacuée par la force par la police, elle a été interpellée et les ambulanciers ont pu emmener Wang Lu et sa fille décédée avant son arrivée à l’hôpital. Zhang Shih a été poursuivi pour meurtre et tentative de meurtre. Un autre exemple, à Kunming, une femme a brûlée vive la maîtresse de son mari en pleine rue. Cette dernière a tenté par la suite de se suicider, en vain.

maitresseDe nombreuses vidéos sont visibles sur Youku dans lesquelles des épouses attaquent les maitresses de leurs maris. Certaines, accompagnées de leurs amies, insultent, battent, déshabillent, humilient ces concubines.

D’après le site Shanghaiist, « il est devenu monnaie courante pour une femme d’attaquer la maîtresse de son mari, plutôt que de confronter directement son mari ». Lynchés en public, elles sont griffées, frappées à coup de pied et de poings, trainée par les cheveux dans la rue, les vêtements déchirés, signe d’une humiliation public.

Interrogées certaines spectatrices expliquent qu’on leur arrache les vêtements parce qu’elles le méritent pour s’être immiscer dans la vie d’un couple. Pour le site Shanghaiist, ces réactions peuvent s’expliquer par le fait qu’en cas de divorce, c’est la femme qui perd tout et doit retourner vivre chez ses parents. Les droits des femmes ne permettent pas à ces dernières d’avoir gain de cause, très souvent le mari possède la maison et le commerce. Alors quand elle découvre que leur mari a une maitresse, il y a la peur de tout perdre, tant son mari, que ses biens.