Le président élu américain Donald Trump a désigné le gouverneur de l’Iowa, Terry Branstad, au poste d’ambassadeur des Etats-Unis en Chine. Un choix judicieux pour les médias, qui estiment que « sa connaissance de la Chine et son amitié avec des dirigeants américains et chinois devraient l’aider à faciliter le développement de l’une des relations bilatérales les plus importantes au monde ».

Terry Branstad, 70 ans, devra représenter les Etats-Unis à Beijing, alors que Donald Trump n’en finit pas de provoquer les autorités chinoises sur ses politiques commerciales et monétaires, … sans oublier l’appel polémique entre lui et Tsai Ing-wen, dirigeante de Taïwan.

« Le gouverneur a évidemment une expérience politique considérable, mais c’est aussi quelqu’un qui a beaucoup d’expérience et une grande connaissance des problèmes commerciaux et agricoles, et une grande compréhension de la Chine et des Chinois« , a souligné Jason Miller, un porte-parole de Donald Trump.

L’atout de Terry Branstad est sa relation avec le président Xi Jinping, qu’il a rencontré à plusieurs reprises, notamment lors du précédent mandat de l’américain comme gouverneur de l’Iowa, en 1985. A cette époque, Xi Jinping était vice-maire de Xiamen, dans le Fujian.

« Xi Jinping avait été très content de l’accueil très amical et chaleureux qu’il avait reçu dans l’Iowa et avait senti une affinité et de l’amitié pour les habitants de cet Etat », avait indiqué Terry Branstad en 2012 dans une interview à l’Agence France Presse.

Les deux hommes se connaissent bien, ils ont chacun accueillit l’autre dans leur pays respectif. D’autant que la Chine est le 2nd marché d’exportation pour l’Iowa, ayant atteint environ 2,6 milliards de dollars (2,4 milliards d’€) en 2015.

Pour le gouvernement chinois, Terry Branstad est « un vieil ami de Beijing ». Raison pour laquelle, le choix de Donal Trump est « un signal positif pour le développement des relations entre les deux plus grandes économies de la planète », a indiqué Radio Chine International.

Bien que cette nomination puisse apaiser un certain temps la tension entre les deux pays, Donald Trump n’a pas caché son intention de « bousculer les relations sino-américaines », comme le dit l’AFP, rompant ainsi avec 40 ans de tradition diplomatique américaine.