Le Vatican recherche un compromis avec Beijing sur la nomination des évêques, et attend un signe positif de la part des autorités.

De son côté, le gouvernement chinois a affirmé que les évêques doivent être nommés par la communauté catholique locale. De fait, Beijing refuse d’accepter l’autorité du Pape, considéré comme le chef d’un État étranger n’ayant pas le droit de se mêler des affaires internes à la Chine.

Dans une déclaration, publiée le 20 décembre, le Vatican s’est dit « certain que tous les catholiques en Chine attendent avec inquiétude des signaux positifs qui les aideraient à avoir confiance dans le dialogue entre les autorités civiles et le Saint-Siège et l’espoir d’un avenir d’unité et d’harmonie« .

À Beijing, la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Hua Chunying, a déclaré que « la Chine a toujours été sincère en voulant améliorer ses relations avec le Vatican et qu’elle avait travaillé dur à cette fin ».

« Nous sommes disposés à rencontrer le Vatican à mi-chemin pour promouvoir un dialogue constructif afin que le processus d’amélioration des relations bilatérales puisse continuer à faire de nouveaux progrès », a-t-elle indiqué lors d’un point de presse.

Les perspectives d’un accord se sont éloignés lorsque les autorités ont imposé la participation de Mgr Lei Shiyin, lors de deux ordinations épiscopales approuvées par Rome, le 30 novembre à Chengdu et le 2 décembre à Xichang.

Ce dernier a été ordonné évêque en 2011 sans l’autorisation du Pape et est donc théoriquement excommunié. Cette présence « a créé la gêne et le trouble chez les catholiques chinois » et « le Saint-Siège partage leur douleur », a souligné un responsable du Saint-Siège.

De plus, l’assemblée patriotique des catholiques de Chine, instance non reconnue par Rome, et utilisée par Beijing pour contrôler, va se réunir prochainement. En effet, la 9ème assemblée aura lieu entre la mi et la fin décembre, sans que le Vatican n’est protestée contre son organisation, preuve selon les médias du Vatican de la « bonne volonté » du Saint Siège.

« En attendant, il est certain que tous les catholiques en Chine attendent avec impatience des signaux positifs, qui les aident à avoir confiance dans le dialogue entre les autorités civiles et le Saint-Siège, et à espérer en un avenir d’unité et d’harmonie », a insisté Greg Burke, directeur de la Salle de Presse de Rome.