Le président élu américain, Donald Trump, a nommé ce mardi 3 janvier, Robert Lighthizer, au poste de représentant au Commerce extérieur (USTR), qui se charge des négociations commerciales internationales.

Robert Lighthizer, à gauche, Wilbur Ross, à droite, et Peter Navarro au milieu Commerce US Cn

Âgé de 69 ans, Robert Lighthizer a été le numéro deux de ce même bureau sous la présidence du républicain Ronald Reagan dans les années 1980. A cette époque, il a aidé à endiguer la vague des importations en provenance du Japon, avec des menaces de quotas et de tarifs punitifs.

« Il a une grande expérience des accords qui protègent certains des plus importants secteurs de notre économie, et il s’est souvent battu dans le secteur privé pour protéger les Américains de mauvais accords« , a indiqué Donald Trump dans un communiqué.

« Il fera un travail formidable pour tourner la page des politiques commerciales qui ont privé tant d’Américains de la prospérité« , a assuré ce dernier.

Robert  Lighthizer, dont la nomination devra être confirmée par le Sénat américain, devra se coordonner avec le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, et Peter Navarro, nommé à la tête d’un nouveau Conseil du commerce à la Maison Blanche. Ce dernier est connu pour ses positions contre la politique économique de la Chine.

Robert Lighthizer a fait savoir, d’après l’agence de presse Reuters, que la Chine n’a pas répondu aux engagements pris en 2001 lors de son adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce. Raison pour laquelle, il a estimé que « des tactiques plus sévères sont nécessaires pour changer le système, même si cela signifie s’écarter des règles de l’OMC ».

En 2010, devant le Congrès, il avait dénoncé la passivité des présidents successifs vis-à-vis de l’accroissement du déficit commercial des États-Unis devenu « une menace majeure pour notre économie ».

L’avocat avait alors indiqué que « les responsables politiques des États-Unis devraient prendre ces problèmes plus au sérieux, et devraient adopter une approche beaucoup plus agressive en traitant avec la Chine ».

D’après une source citée par Reuters, « vous pouvez vous attendre à ce qu’il utilise tous les outils disponibles pour créer l’effet de levier afin d’obtenir de la Chine et de quiconque d’arrêter la tricherie. Il n’est pas fan de l’OMC ».