Dans un article publié sur le site Sina, le nombre des naissances a augmenté, depuis le début de l’année du Singe (2016) et la fin de la politique de l’enfant unique, entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Mais des scientifiques ont expliqué que la fin de cette politique ne va pas freiner la baisse de la population.

Les effets de la fin de cette politique seront lourds pour la population, ont assuré les chercheurs.

D’une part, parce que les parents peinent à faire face aux frais : « ce que nous coûte notre fille chaque mois ? C’est énorme ! La crèche, c’est 2.000 yuans [280 euros, NDLR], plus la nourriture qui n’est pas comprise : 400 yuans… A cela, il faut ajouter ses activités ! Piano : 600 yuans; roller : 200 yuans; peinture chinoise : 120 yuans… Et puis il y a la nounou pour le soir : 1.500 yuans ! Avec les vêtements, les jouets, les repas qu’elle prend à la maison… on arrive à plus de 7.000 yuans par mois ! » selon une enquête de la Fédération des femmes de Chine, citée par l’Express.

D’autre part, comme l’a expliqué au journal économique Diyi Caijing, Huang Wenzheng, chercheur en démographie et statistique, cité par Courrier International le 7 juillet, « la population chinoise pourrait tomber à 600 millions d’individus, ou même moins, en 2100« .

Ce dernier a expliqué que « le vieillissement rapide et la forte baisse de la population causée par la faible fécondité à long terme vont réduire considérablement l’avantage de la Chine ».

Cependant, pour Sina, « l’autorisation d’avoir un second enfant va contribuer à l’augmentation du taux de naissances, une augmentation favorable, continue et progressive ». Une contradiction démontrant que la démographie sera un défi de taille pour le gouvernement.

Le site précise que « l’entrée dans l’année du singe en 2016 a eu un effet domino et le nombre de nouveau-nés a explosé », après un nombre relativement bas en 2015. S’appuyant que la croyance populaire, Sina explique que « 9 personnes sur 10 nées durant l’année de la chèvre seront malchanceuses et souffriront de grands tourments tout au long de leur vie », raison pour laquelle de nombreux couples ont attendu l’année du Singe pour avoir un enfant.

D’après l’émission spéciale de la chaîne CCTV, les experts ont « prédit un pic du taux de naissance en 2016 dû à la fin de l’année du singe, le nombre de nouveaux nés est clairement en augmentation. Dans la majorité des principales villes chinoises, l’augmentation du nombre de nouveau-nés pourrait accélérer de 20 à 30% ».

De fait, cette augmentation des naissances profite aux différents secteurs liés, dont le marché des médicaments comme les médicaments bios, chimiques, la médecine chinoise et de toutes les industries spécialisées dans ce genre de domaines.

Cependant, pour Zheng Zhenzhen, professeur au sein de l’Académie chinoise des sciences sociales (Cass), « cette nouvelle politique n’a pas eu d’effet, la réaction des jeunes couples reste froide ». Il a estimé auprès du journal économique Caixin que la population chinoise va descendre à 1 milliard à la fin du siècle.

Certains voient la diminution de la population comme une bonne nouvelle. Cheng Enfu, également chercheur à la Cass, a expliqué que « la Chine doit maîtriser sa population autour de 500 millions, pour atténuer efficacement l’énorme pression sur le marché du travail et les contradictions économiques » selon Diyi Caijing.