Pour la première fois, des milliers de personnes ont défilé pour l’indépendance d’Hong Kong, ancienne colonie britannique, passée sous le giron chinois en 1997. Les manifestants se sont réunis vendredi 5 août dans la soirée, dans l’un des parcs près du siège du gouvernement, avec pour certains des pancartes « Indépendance de Hong Kong ».

Les manifestants, de tous les âges, ont répondu à l’appel lancé par le Parti National d’Hong Kong (Hong Kong National Party), suite à l’interdiction de 6 candidats de se présenter aux élections législatives de septembre 2016.

Chan Ho-tin, fondateur du HKNP a vu sa candidature officiellement disqualifiée fin juillet par les autorités hongkongaises. Ce dernier fait partie de groupe de candidats pro-démocratie qui ont refusé de signer le formulaire stipulant que le territoire était une partie inaliénable de la Chine.

Deux autres candidats faisant partie du mouvement autonomiste ont également été disqualifiés. En effet, pour Beijing et les responsables de Hong Kong, les candidats qui préconisent l’indépendance enfreignent la Loi fondamentale du territoire s’exposant à des poursuites judiciaires.

A la tribune, Chan Ho-tin, du HKNP, a assuré que son organisation n’avait pas l’intention de rester inactif, ni à l’écart des élections, car bien décidé « à gouverner« . Ce dernier a expliqué que dans le « camp pro-Beijing, ils ont leurs propres médecins et avocats », mais dans le camp « pro-indépendance, nous ne les avons pas encore, mais ils viennent … bientôt ce sera notre monde« , a assuré Chan Ho-tin.

Le jeune homme mise sur l’éducation pour « construire Hong Kong et gouverner à l’avenir« , car seule la promotion d’une indépendance de Hong Kong dans les écoles et universités permettra l’unité des hongkongais à défendre leur identité et leur culture, leur système politique et économique.

De son côté, Edward Leung, l’un des cinq candidats interdits d’élections et chef du parti « Hong Kong Indigenous« , a déclaré : « Nous devons reprendre le pouvoir, reprendre les droits que nous devrions avoir. La souveraineté de cette société n’appartient pas à Xi Jinping, au gouvernement central, au parti communiste, ou au gouvernement de Hong Kong, mais au peuple de Hong Kong« .