Les cinq membres du mouvement Vona Soamahamanina arrêtés le 23 septembre lors d’une manifestation, qui a abouti à des échauffourées, ont écopé d’un an d’emprisonnement avec sursis pour avoir organiser des manifestation sans autorisation.

Les autres chefs d’inculpation tel que l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État et destruction de bien commun, leur ont valu une libération au bénéfice du doute.

Après plus d’un mois de détention provisoire, Pierre Robson, Tsihoarana Andrianony, Tona Guillaume Andriarajoniaina Fenohasina Andriaendrikiniarivo, et Augustin Ranaivoarivelo sont ressortis libres.

A la sortie, Tsihoarana Andrianony s’est dit « très heureux d’être enfin libéré. Seulement, ma joie n’est pas entière, car il y a la peine d’emprisonnement avec sursis. Ce que nous voulons, c’est une relaxe pure et simple », au journal L’Express de Madagascar.

Pour Maître Willy Raza­finjatovo, avocat de la défense, il s’agit surtout d’un « jugement d’apaisement« , car la tension reste vive à Soamahamanina, d’autant plus que l’entreprise chinoise Jiuxing Mines détient toujours son permis d’exploitation.

Cette libération n’a pas freiné la volonté des villageois de voir la compagnie quitter les lieux. Les habitants  maintiennent leur revendication et attendent l’annulation du permis d’exploitation du terrain. Des manifestations pourraient reprendre jusqu’à ce que les revendications soient totalement satisfaites.